Ce diaporama nécessite JavaScript.

Face à la montée de l’insécurité alimentaire et dans la dynamique des circuits courts, le sujet de l’agriculture urbaine devient lui aussi de plus en plus médiatisé. Au point d’attirer l’attention des designers et architectes.

Ces acteurs cherchent à l’adapter à une des principales contraintes de la ville : l’espace restreint et la rareté des sols. Ils s’adaptent ainsi au site et à ses ressources en développant des projets de fermes verticales, des fermes sur les toits, ou des fermes container.

L’agence d’architecture SOA en fait partie, tout comme le projet U-Farm, initié par un designer (Damien Chivialle).

L’agence SOA est à l’initiative du LUA (Laboratoire d’Urbanisme Agricole), dont l’objectif est de développer projets et recherches sur la thématique des fermes urbaines.

http://www.soa-architectes.fr/fr/#/fr/projects/tag/14

Read More

« Année après année, la campagne française disparaît sous la ville. Malgré les proclamations indignées et les législations vertueuses, la terre fertile se raréfie, les espaces naturels se morcellent, la ville s’éparpille et se cloisonne, l’automobile s’impose comme unique lien social. Le phénomène, connu sous le nom d’étalement urbain, ne résulte pas seulement, comme on le croit souvent, de la crise du logement et du désir d’accession à la propriété individuelle. Centres commerciaux, entrepôts,
parkings, la ville étalée se nourrit, en France comme ailleurs, d’une économie opulente et d’une société qui valorise le bonheur individuel, à court terme de préférence. Autrement dit, nous sommes tous responsables.
Les égoïsmes locaux, les tentations des élus et les tics des aménageurs se heurtent ça et là à des réflexes de survie. On pourrait densifier et vitaliser la ville existante. On pourrait prendre les décisions au bon niveau et en réfléchissant à l’avenir. On pourrait résister au tout-parking. On pourrait améliorer la qualité de vie sans gaspiller le territoire.
Les auteurs brossent un portrait vivant et sans concession de la bataille inégale qui se livre entre la soif de bitume et les rares garde-fous susceptibles de contrer le phénomène. Tout est perdu ? Voire. Et si les crises qui se profilent fournissaient un sursaut brutal mais inespéré ? »

http://www.ruedelechiquier.net/index2.php?option=com_bibliotheque&view=poplivre&Itemid=33&height=520&width=470&

Sortie le 19 Janvier 2012

Se sentant sans doute coupable de contribuer à la destruction d’une centaine d’hectares de terres agricoles fertiles, la plupart des 4 cabinets d’architectes retenus dans le cadre du concours de conception du projet Europacity (plus de 500 boutiques, piste de ski, parc aquatique, une douzaine d’hôtels etc.) ont surfé sur la tendance « agriculture urbaine », en prévoyant des toitures cultivées. Reste à savoir si ces toits reprennent la terre du sol préexistant, si les aspect techniques ont été pris en compte, contrairement à ce que les images laissent penser: coût, structure des bâtiments, accessibilité, dispositifs techniques liés aux fonctionnement du bâtiment (issues de sorties de secours, ventilation, etc.).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le concept de Bio région est défendu par Alberto Magnaghi, le fondateur de la société des territorialistes. Il défend un urbanisme alternatif porteur d’un développement local, auto-soutenable, qui donne une valeur primordiale à la diversité, aux particularités identitaires et aux savoir-faire locaux. Le territoire devient l’acteur central de la production de la richesse (durable) et de l’économie (solidaire), en mettant en relation culture et nature, à travers une autogestion responsable des communautés locales. Le territoire est considéré comme un bien commun. www.societadeiterritorialisti.it

La Bio région s’insère dans le cadre d’une planification qui renouvelle totalement le dialogue entre l’homme et son environnement. En développant une économie créatrice d’emplois non délocalisables et en orientant les principes d’aménagement vers la reproductibilité autonome et globale de l’écosystème, autour du triptyque de la qualité environnementale et paysagère des espaces habités, de l’ancrage de leur aménagement dans les traditions culturelles et la participation des habitants et des acteurs locaux à l’élaboration de leur « projet de territoire ».

 Définition selon Alberto Magnaghi :

« ensemble de systèmes territoriaux locaux fortement transformés par l’homme, caractérisés par la présence d’une pluralité de centres urbains et ruraux organisés en systèmes de villes réticulaires et non hiérarchisés. Ces systèmes sont reliés entre eux par des rapports environnementaux qui tendent à réaliser un bouclage des cycles de l’eau, des déchets, de l’alimentation et de l’énergie. Ils sont caractéristiques des équilibres éco-systémiques d’un bassin hydrographique, d’un noeud orographique, d’un système de vallée ou d’un système collinaire ou côtier, y compris de son arrière-pays ».

 Ce concept est fortement adapté aux sites à l’urbanisation diffuse (la Città Difusa), rurale, et non dominés par une ville centre, mais plusieurs éléments peuvent être retenus si on veut l’adapter à la Région parisienne. La relation de dominance / écrasement serait remplacée par une relation de coopération donnant-donnant.

On aurait un emboîtement d’échelle, où Paris domine le système et interagit avec les confins de sa « supra » région pour son approvisionnement (matières, énergie, eau, nourriture, etc.). Tandis qu’à d’autres échelles, plusieurs bio régions peuvent apparaître (ex : plaine de France, Plateau de Saclay, Vallée de la Chevreuse, Val de Marne, boucles de la Seine etc.), dont le découpage serait plus naturel et plus ancré dans l’identité et le paysage local que les découpages administratifs actuels. Ces bio-régions seraient partiellement tournées vers leur propre territoire, dans le cadre de circuits-courts et vers la tête du système (Paris), dans le cadre de circuits moins courts. Seuls les surplus agricoles seraient exportés, tout comme certaines productions manufacturières ou services, spécifiques et reconnus. Il y aurait alors un emboîtement d’équilibres.

Plan stratégique du Parc agricole de Prato en Italie (Revue Ecologik n°24) : 

La résilience désigne à l’origine la capacité d’adaptation et de récupération d’une personne à la suite de difficultés. Depuis les années 2000, ce mot s’est peu à peu appliqué à d’autres entités, à tout ce qui est capable de surmonter des épreuves, ou des crises pour atteindre de nouveaux équilibres.

Il permet de faire face à l’incertitude des systèmes complexes. Or, la ville est en quelque sorte le summum de la complexité, tout comme l’être vivant. Le concept de résilience urbaine découle directement du concept de résilience écologique, définit par l’écologue canadien Holling. Il considère la résilience comme la quantité des désordres qu’un écosystème peut absorber tout en conservant ses fonctions. Dans sa théorie, les systèmes complexes sont soumis aux changements perpétuels de leurs milieux, hautement imprévisibles, et s’auto-organisent selon des réactions situées à plusieurs échelles d’espace et de temps.

Principalement resté dans le domaine de la catastrophe, le concept de résilience urbaine s’élargit à d’autres facteurs, à d’autres types de crises, moins brutales, mais plus profondes, telle que la crise découlant du pic pétrolier, abordé par les initiatives de transition. La résilience urbaine est un processus qui amène à l’homme de renouer avec son milieu, sans opposer ville et nature.

« Contrairement à la ville stable, sécurisée, hiérarchisée, optimisée et normée, chère au développement durable, la ville résiliente est flexible et transformable. Elle fonctionne en hétérarchie, limite les dépendances et multiplie interconnexions et redondances entre les différentes échelles de fonctionnement. Le risque fait partie de ses fondements, tout comme les ressources qui peuvent s’en dégager….La crise est révélatrice d’opportunités… » (Marco Stathopoulos, , dans Qu’est que la résilience urbaine?, revue Urbanisme n°381)

La ville résiliente est donc une ville

  • à la fois souple et résistante;
  • ouverte au changement, aux influences positives;
  • diverse, complexe mais constitutive d’un écosystème commun, intégré;
  • ouverte aux autres et sur l’extérieur, tout en étant solidement ancrée dans son territoire;
  • peu dépendante, elle fait l’objet dun cycle permanent, où les dechets deviennent ressources;

www.stockholmresilience.org/download/18.3ebb718712ed6075a67800089/albano-english.fr



Cette ville de 100 000 habitants, sur 200 étages serait la plus dense au monde et peut être même la plus écologique, si on prend en compte la plupart des critères en vigueur. Puisqu’il s’agit d’une ville sans voiture, qui économise l’eau, l’énergie, les matériaux, les sols. Elle serait d’ailleurs le meilleur remède à l’étalement urbain. 

On pourrait se dire que l’aspect humain et social est complètement oublié, mais non!, c’est dans leur plaquette :

 «  A mixed community co-exist of high-medium-low social class…
Landmark is not the goal, only focus on the core value of construction – “Building benefit mankind’ »
Carrément 

http://www.broad.com:8089/english/down/en_sky_city.pdf

 

 

Pour le soutien aux initiatives d’habitat coopératif

Appel lancé par Habicoop et la Fondation Abbé Pierre : 

La crise du logement est devenue massive en France, elle touche maintenant plus de 10 millions de personnes, selon le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre, les plus affectées étant évidemment celles qui se trouvent totalement privées de logement ou très mal logées, soit plus de 3,6 millions de personnes. Cette crise frappe de plus en plus les classes moyennes, tant pour la location que pour l’accession à la propriété. Le coût du logement a augmenté de 107 % en dix ans tandis que les revenus ne croissaient que de 17 %. Sur un même stock de logements identifiés, le montant des loyers a enregistré une hausse de 47 % au fil des relocations. Et les accédants à la propriété doivent y consacrer près de 43 % de leurs revenus, alors que les banques considèrent que la limite supérieure d’endettement pour l’octroi d’un prêt est de 33 %. Ces quelques éléments suffisent à montrer l’échec ou l’inefficacité des politiques publiques qui se sont succédées depuis des décennies en matière de logement. Certaines ont même pu contribuer à l’aggravation de la crise, en stimulant une production de logements plus orientée vers l’offre de mesures de défiscalisation que vers la réponse aux besoins effectifs de la population. En cinq ans, la défiscalisation a représenté l’équivalent de dix ans de politique de logement. De façon plus générale, nous assistons à une financiarisation du logement et de la ville, qui a pour principal moteur la spéculation foncière et immobilière.

Read More

Prix de l’Equerre d’argent 2011 : rénovation de la tour de logements Bois-le-Prêtre à Paris

Située au niveau de la porte Pouchet, construite dans le début des années 60, la tour de 16 étages (50m) a subit une restructuration par l’ajout en façade de jardins d’hivers (16 à 33m2, + balcons de 6 à 18m2) , permettant outre l’ajout de surfaces supplémentaires, sans toucher à la structure de l’immeuble, de permettre une régulation thermique et d’accroître la luminosité.

 

L’opération a été menée pour le compte du bailleur social Paris Habitat et n’a entraîné aucune hausse des loyers et en lieu occupé. Le coût est de 11 200 000€, pour des surfaces passées de 8900 à 12460m2, une centaine de logements sociaux.

L’opération à le mérite de montrer que la démolition des barres et tours n’est pas une fatalité pour changer l’image d’un quartier, augmenter la qualité de vie et augmenter l’efficacité environnementale.

L’Allemagne est particulièrement avancée sur ce dernier point, puisque le premier édifice de grande hauteur à atteindre le standard Passif y a été construit (grâce à l’isolation par l’extérieur, à l’installation de triples vitrages et à un système de VMC double flux et 24kw de panneaux photovoltaïque). Il s’agit de la rénovation d’un immeuble de seize étages (aussi!) de la Bugginger Strasse, construit en 1969 dans le quartier Weingarten à Fribourg-en-Brisgau. Ses performances descendent à 15 kwh/m2.an.

Une tour de grande hauteur passive est donc possible… mais au prix de procédés techniques coûteux.

 www.feiburger-stadtbau.de

http://www.frauenhofer.fr

Restera à aller plus loin : permettre à chacun, de prendre en main la restructuration de son logement, rendre possible, sur chaque nouvelle opération, l’ajout, ou l’adaptation de différentes structures en extension de son habitat, à faible coût.

 


Le mouvement Cittaslow, que l’on a parfois rapproché du mouvement des villes en transition et de la décroissance, sombre dans la superficialité. Il ne cherche pas à remettre en cause le système qui donne lieu à cette accélération généralisée, il est parfois synonyme d’un repli sur soi, de régionalisme, « vite » relayé par la machine touristique et marketing de manière générale. Même les grandes enseignes commerciales, n’ont pas tardé à promouvoir le « slow shopping », le slow rattrape le green, puisqu’il devient tendance.

Extrait du site Cittaslow: 

« Un réseau se constitue Pierre Beaudran et Vaty Matharan, présidente de l’OT, ont eu l’occasion de rencontrer des élus de Segonzac et de Labastide-d’Armagnac, les deux premières villes françaises à avoir rejoint le petit cercle des « villes lentes », et ceux-ci sont unanimes : les retombées sont conséquentes à tous points de vue économiques, touristiques et médiatiques, et le seront encore davantage avec le développement du réseau français. En accueillant Mirande, Cittaslow constitue les premiers maillons de ce réseau français ». http://www.cittaslow.org/article/mirande-f-cittaslow-un-nouvel-outil-pour-l-office-de-tourisme

Ce processus commence déjà à atteindre les villes en transition, puisque certaines collectivités s’autoproclament en transition et risquent ainsi de démobiliser les initiatives citoyennes. A quand les 4×4 résilients?, ou les centrales nucléaires en transition?

Décélération

Décélération

Plus qu’une ville lente, c’est une ville au choix qu’il s’agit de développer, où peuvent se côtoyer lenteur et vitesse, avec îlots de lenteur, ou zones urbaines apaisées, « déconnectées des flux tendus », sans pour autant créer des enclaves coupées de leurs alentours. Puisque chacun peut avoir besoin, à un moment, d’un peu de vitesse, d’être stimulé, de faire monter l’adrénaline. Certains plus que d’autre. Autant ne pas les priver, leur laisser cette liberté, ce plaisir, tant que cela ne stress pas leur environnement et qu’ils gardent conscience. Read More

Build In My Back Yard (Vs Nimby – Not In My Back Yard)

Un projet de recherche sélectionné par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre de son appel à projet Villes Durables 2009, qui part du principe que la plus part des pavillons sont bâtis au milieu d’un parcellaire bien trop grand pour eux, rarement exploité, même pas pour une production potagère ou fruitière. Ces espaces constituent autant de zones d’accueil potentielle pour de nouveaux logements.


« 
Un scénario de la filière BIMBY procède à la division d’un terrain déjà bâti en 2 parties dans l’optique de construire une nouvelle maison individuelle, dans le cadre des possibilités définies par le PLU ou le POS local ».


« 
Il existe aujourd’hui 19 millions de maisons individuelles en France, quand on en construit environ 160 000 chaque année. Ainsi, si 1 maison sur 100 est divisée chaque année pour produire un terrain à bâtir supplémentaire, il devient possible d’assurer une production équivalente à l’ensemble de la production annuelle de maisons individuelles sans engendrer aucun étalement urbain »

Il s’agit ainsi de :

  • Lutter contre l’étalement urbain,

  • répondre à la demande en logement et donc contribuer à l’abaissement des prix de l’immobilier,

  • Densifier le tissu pavillonnaire existant et donc limiter les coûts en infrastructure et réseau,

  • Favoriser le maintien à domicile des personnes agées,

  • Partir de l’initiative individuelle,

http://bimby.fr/2011/02/une-nouvelle-filiere-du-renouvellement-urbain/

Read More

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer