Le déchet n’existe pas, puisque rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme (dixit Lavoisier). Tout est donc dans la récupération et la transformation, avec un minimum de perte d’énergie (entropie stable).

Les déchets organiques doivent revenir à la terre, par compostage, chaque produit doit intégrer dès la conception et durant la production une possibilité d’être recycler à 100%, sans pollution. Du berceau au berceau, c’est la traduction du terme anglais Cardle to Cradle (G2C), qui spécifie qu’un produit fabriqué doit pouvoir, une fois recyclé, produire à nouveau le même produit, seul un ajout d’énergie renouvelable intervenant dans le cycle. C’est le principe du recyclage permanent. La condition de ce cycle est l’absence de produit toxique.

Dans le cas des plastiques, certaines opérations (dépolymérisation/repolymérisation) sont necéssaires pour revenir au monomère de base et ainsi refabriquer des produits sans dégradation de qualité.

La plupart des emballages (qui représentent environ 50% du volume des flux de déchets solides dans la ville) peuvent être conçus comme nutriment biologiques, pouvant retourner à la terre.

Le mieux c’est de récupérer sans avoir à transformer. C’est ce que permettent les ressourceries (cfwww.ressourcerie.fr) ou autres recycleries, le système du troc (cf Freecycle. http://paris.0dechet.com/), les vides-grenier etc. L’enjeu est multiple, à la fois économique (c’est de la récup!), social (les liens se créent à travers l’échange du produit) et écologique (pas de perte d’énergie et de matière pour sa production).

Au delà du simple produit, c’est la ville qui peut suivre les principes du Cradle to Cradle, par un bouclage du cycle de vie de chaque matéiaux de la ville, que ce soit les matériaux de construction, la matière qui permet le fonctionnement de la ville ou les rejets divers de ses habitants (eaux usées etc.). Certaines ville (dont Paris) expérimentent la récupération de la chaleur dégagée par les eaux usées (dans les égouts), avant retraitement (re-cyclage).

Le Port Danois Kalundborg a développé le principe de « symbiose industrielle », qui mime le fonctionnement des écosystèmes naturels, ou chaque déchet d’une industrie est une ressource pour l’autre. Ce modèle inspirant reste cependant fortement basé sur des industries peu résilientes, largement basées sur des ressources non renouvelables (industrie gazière) ou polluantes (industries chimiques) pour lesquelles il permet une réduction des coûts de fonctionnement.

http://www.deformat.org/post/2007/09/17/Le-Cradle-to-Cradle-illustre 

William McDonough, Michael Braungart (2002), Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things, New York, Norh Point Press 

Impulsé par l’initiative de San Francisco, le mouvement Zerowaste commence à faire son chemin, notamment en France (https://www.zerowastefrance.org/fr), pour tendre non pas vers une réduction des déchets, mais vers une non production de déchets.

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