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Archives de Tag: Densification

suburbia

(A paraître le 10 avril 2013)

« Nous sommes dans la suburbia lorsque nous prenons la voiture pour aller acheter du pain. Nous sommes dans la suburbia là où les livreurs de pizza errent le soir sans fin dans les rues mal éclairées. Nous sommes dans la suburbia quand tous les bâtiments commencent à ressembler à des stations-services. Nous sommes dans la suburbia lorsque les bretelles d’autoroute constituent les repères spatiaux habituels. Nous sommes dans la suburbia si le temps que nous passons à garer notre voiture est inférieur à cinq minutes. Nous sommes dans la suburbia si, où que nous nous trouvions, notre horizon visuel est rempli de panneaux de signalisation. Nous sommes dans la suburbia là où les parkings désertés constituent des lieux de sociabilité nocturne. Nous sommes dans la suburbia si un centre commercial représente un pôle d’attraction hebdomadaire voire quotidien. Nous sommes dans la suburbia lorsque nous comptons les distances en temps et non en espace à parcourir. Nous sommes dans la suburbia lorsque l’expression « en ville » ne signifie plus rien. Nous sommes dans la suburbia là où les paraboles tournées vers le ciel abondent sur les toits et les balcons d’immeubles. Nous sommes dans la suburbia si le temps passé devant la télévision excède celui passé au travail et dans les transports. »

Bruce Bégout signe un essai inédit sur la suburbia, ces banlieues infinies où sont massés les habitants des sociétés contemporaines. Philosophe et écrivain français, il est maître de conférences à l’université de Bordeaux. Il a publié plusieurs ouvrages philosophiques, quatre essais aux éditions Allia (Zéropolis : L’expérience de Las Vegas, 2002 ; Lieu commun : Le motel américain, 2003 ; La Découverte du quotidien : Éléments pour une phénoménologie du monde de la vie, 2005 ; De la décence ordinaire, 2008), mais aussi un « documentaire fiction » à la manière de certains cinéastes tiré de son roman L’Éblouissement des bords de route (Éditions Verticales, 2004).

http://www.inculte.fr/Suburbia

Cette ville de 100 000 habitants, sur 200 étages serait la plus dense au monde et peut être même la plus écologique, si on prend en compte la plupart des critères en vigueur. Puisqu’il s’agit d’une ville sans voiture, qui économise l’eau, l’énergie, les matériaux, les sols. Elle serait d’ailleurs le meilleur remède à l’étalement urbain. 

On pourrait se dire que l’aspect humain et social est complètement oublié, mais non!, c’est dans leur plaquette :

 «  A mixed community co-exist of high-medium-low social class…
Landmark is not the goal, only focus on the core value of construction – “Building benefit mankind’ »
Carrément 

http://www.broad.com:8089/english/down/en_sky_city.pdf

 

 

Build In My Back Yard (Vs Nimby – Not In My Back Yard)

Un projet de recherche sélectionné par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre de son appel à projet Villes Durables 2009, qui part du principe que la plus part des pavillons sont bâtis au milieu d’un parcellaire bien trop grand pour eux, rarement exploité, même pas pour une production potagère ou fruitière. Ces espaces constituent autant de zones d’accueil potentielle pour de nouveaux logements.


« 
Un scénario de la filière BIMBY procède à la division d’un terrain déjà bâti en 2 parties dans l’optique de construire une nouvelle maison individuelle, dans le cadre des possibilités définies par le PLU ou le POS local ».


« 
Il existe aujourd’hui 19 millions de maisons individuelles en France, quand on en construit environ 160 000 chaque année. Ainsi, si 1 maison sur 100 est divisée chaque année pour produire un terrain à bâtir supplémentaire, il devient possible d’assurer une production équivalente à l’ensemble de la production annuelle de maisons individuelles sans engendrer aucun étalement urbain »

Il s’agit ainsi de :

  • Lutter contre l’étalement urbain,

  • répondre à la demande en logement et donc contribuer à l’abaissement des prix de l’immobilier,

  • Densifier le tissu pavillonnaire existant et donc limiter les coûts en infrastructure et réseau,

  • Favoriser le maintien à domicile des personnes agées,

  • Partir de l’initiative individuelle,

http://bimby.fr/2011/02/une-nouvelle-filiere-du-renouvellement-urbain/

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Les surfaces urbanisées recouvrent 8% du territoire national. 54 000 ha de terres agricoles disparaissent, chaque année, en France. Ces terres sont remplacées, à 50%, par des maisons individuelles et, à près de 20%, par le développement du réseau routier. Sur 198 000 maisons construites en 2003, plus de 152 000 l’ont été en secteur diffus. la progression des surfaces artificialisées est 4 fois plus rapide que la croissance démographique. (image : Lotissement à Villepreux – proche du plateau de Saclay – vue google earth) Read More
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