Shrinking city vs étalement urbain

Les surfaces urbanisées recouvrent 8% du territoire national. 54 000 ha de terres agricoles disparaissent, chaque année, en France. Ces terres sont remplacées, à 50%, par des maisons individuelles et, à près de 20%, par le développement du réseau routier. Sur 198 000 maisons construites en 2003, plus de 152 000 l’ont été en secteur diffus. la progression des surfaces artificialisées est 4 fois plus rapide que la croissance démographique. (image : Lotissement à Villepreux – proche du plateau de Saclay – vue google earth)

Au-delà des meilleures terres agricoles, ce sont souvent les espaces les plus attractifs en terme de paysage et d’écologie qui disparaissent : les espaces littoraux, fluviaux, les forêts…. C’est en voulant se rapprocher de cette nature, ou ce paysage que ces nouveaux résidents contribuent ainsi à le détruire, souvent de manière irréversible. Les traces de ce paysage disparu demeure uniquement dans le nom des rues ou des lotissements.

Cet étalement contribue à la dépendance à la voiture, à cette hyperconsommation spatiale, correspond une hyperconsommation matérielle symbolisée par les centres commerciaux, qui se développent au niveau des rocades autoroutières. Ce sont ainsi les centres urbains et les relations de proximité qui disparaissent. Par cette dépendance, l’espace devient parasité par l’automobile. 80% de l’espace public à Paris est ainsi dédié à la voiture.

Certaines villes ont cependant commencé leur rétrécissement, un déclin, après avoir connu une croissance spatiale que l’on croyait infinie tout comme la croissance économique. C’est le cas de Détroit, Flin aux Etats-Unis ou certaines villes de l’Allemagne de l’Est. Cette reconquête spatiale est cependant à nuancer puisqu’en parallèle de nouveaux espaces en périphérie continuent d’être gagnés sur le territoire, car bénéficiant d’un environnement plus qualitatifs, (plus naturels) et souvent sous forme de quartiers privatisés (gated communities), jugés plus sécurisants.

L’agglomération parisienne est encore loin de cette dynamique et continue sa croissance, sur les espaces agricoles. Seuls les anciens espaces industriels entament leur mutation, au profit de logements, souvent sous forme « d’écoquartiers ».

Solutions pour lutter contre l’étalement :

  • Densifier les espaces urbains existants (BIMBY), développer une intensité urbaine,
  • Limiter l’usage de la voiture (ou plutôt anticiper sur la fin du pétrole bon marché)
  • Traiter les limites de l’agglomération, sous forme de ceintures vivrières et forêt urbaines,
  • Faciliter l’accès social au logement dans au cœur des villes,

Au-delà de l’étalement urbain :

Prévoir la reconquête naturelle et agricole des surfaces d’habitat diffus individuelles, à travers un programme équivalent à l’ANRU (agence nationale pour le renouvellement urbain, ciblée sur les grands ensembles sociaux).

Le principal enjeu ne sera pas de forcer les gens à vivre en ville, mais de rendre la ville souhaitable, vivable, notamment par un meilleur rapport en nature et bâti, en répondant aux contraintes de déplacements (çàd automobiles, et transports collectifs saturés), et par là même au problème de la pollution (sonore, atmosphérique etc.)

↑http://carfree.free.fr/index.php/2010/02/25/quel-avenir-pour-les-lotissements-periurbains/

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