Le biomimétisme, défini par Janine Benyus en 1997, est une démarche d’innovation, qui fait appel au transfert et à l’adaptation des principes et stratégies élaborés par les organismes vivant et les écosystèmes, afin de produire des biens et des services de manière durable, et rendre les sociétés humaines compatibles avec la biosphère.
Depuis 3,8 milliards d’années, la vie s’est diversifiée en d’innombrables espèces qui interagissent dans un équilibre dynamique avec la planète. Aujourd’hui, on estime à 15 millions le nombre d’espèces vivantes. Chacune a obtenu sa survie à long terme grâce à un processus d’adaptation naturelle par essais et erreurs et représente donc une application concrète des principes de la durabilité.
Face à un problème donné, la méthode biomimétique consiste à chercher des réponses performantes déjà sélectionnées par des organismes vivants et incluant une réduction des coûts énergétiques, la faiblesse des émissions et/ou la non-toxicité.
Le biomimétisme détaille trois niveaux d’inspiration d’exigence croissante en termes de durabilité
- les formes adoptées par les êtres vivants
- les matériaux et les processus de « fabrication » opérant chez les êtres vivants
- les interactions que les espèces développent entre elles et le fonctionnement global des écosystèmes naturels.
Source : http://www.biomimicryeuropa.org/comite-francais/quest-ce-que-le-biomimetisme
Le biomimétisme est aux fondements de la permaculture, mais reste souvent principalement repris par le monde industriel, au bénéfice d’une croissance verte et de l’accroissement de la compétitivité. Il s’agit malheureusement d’une approche souvent superficielle ou technique qui prédomine. Une vision limitée des interactions naturelles, qui interroge rarement le sens des choses, comme on peut le voir dans une grande partie des conférences données sur le sujet (« ville interactive », « réseaux intelligents », « Citroën Multiplicity »!…).
Or, le biomimétisme a vocation a être l’un des principaux outil à mettre en oeuvre pour rendre les villes résilientes.
Les conférences :
Jeudi 21 Février – A l’auditorium de l’Onde
« Ville biomimétique, ville de demain » – 18h
– Introduction de François Siegel, Rédacteur en Chef de la Revue Prospective « We Demain »
– Karim Lapp, de l’Association Biomimicry Europa, ingénieur écologue spécialisé en écologie urbaine.
– Luc Schuiten, Artiste visionnaire belge, imagine des cités végétales, magnifiques illustrations de villes inspirées des forêts.
Samedi 23 février – Au café de l’Onde
« Ville végétale, ville comestible » – 14h
– Les potagers durables et écologiques par Nicolas Bel, Ingénieur agronome.
– L’agriculture périurbaine : les enjeux du maintien de l’agriculture sur le plateau de Saclay par Dorian Spaak, Chargé de Mission au sein de l’association Terre & Cité.
« Ville et structure, vers une architecture inspirée du vivant » – 16h
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