archive

Archives de Tag: Urbanisme

espace-partage

http://carfree.free.fr/index.php/2013/04/09/regard-critique-sur-le-concept-despace-partage/

Le concept d’espace partagé est-il un moyen de ménager l’automobile sans encourager la marche en ville ?

L’espace partagé (shared space en anglais) est un concept de design urbain inventé par l’ingénieur néerlandais Hans Monderman, qui vise à mettre fin à la ségrégation entre les différents modes de transport et à supprimer au maximum la signalisation.

Voici quelques réflexions personnelles sur le concept d’espace partagé, au vu des résultats d’une étude britannique de 2011 qui conclut qu’il pourrait avoir des effets sur la marche inverses à ceux qu’on attendait, les externalités négatives générées par le trafic routier contribuant à un bilan défavorable.

Les décideurs et les professionnels devraient alors utiliser le concept avec prudence et en particulier par rapport aux avantages avancés par ses partisans. Ce qui ne semble pas être le cas à Londres où certains axes ont été réaménagés suivant ce concept, si on en croit le retour d’un séminaire européen organisé par le POPSU fin 2010.

Le concept d’espace partagé, né aux Pays-Bas, consistant à minimiser les démarcations entre les véhicules et les piétons dans les rues, est devenu particulièrement influant auprès des aménageurs au Royaume-Uni, jusqu’à avoir suscité la création d’un guide de préconisations. L’étude évoquée vient remettre en cause ses avantages attendus, en se fondant sur l’observation vidéo et une enquête auprès des piétons.

Donc pour rendre attrayant l’espace viaire pour les piétons (et les cyclistes) et réduire le nombre et la gravité des accidents, les solutions cumulatives de ségrégation resteraient toujours très pertinentes : réduction de l’espace dédié au trafic et au stationnement automobile, réseaux cyclables séparés et protégés, trottoirs larges et libres, gamme de restriction de l’accessibilité automobile allant de la piétonisation intégrale au filtrage variable des véhicules… Ce qui nécessite évidemment une certaine volonté politique.

Télécharger le document:
http://www.fichier-pdf.fr/2013/04/07/regard-critique-sur-le-concept-d-espace-partage/

Après le vivant, c’est la ville qui est brevetée. Eiffage et ses partenaires (Dassault systèmes, et Poma, un fabriquant de téléphérique) imaginent leur vision de la ville en 2030, forcément hight tech, où les termes « solidarité énergétique ® », ou « Haute qualité de vie® » sont déposés. A quand les « Villes en Transition » ®?

 

http://www.lemoniteur.fr/191-territoire/article/actualite/20704079-eiffage-pose-ses-droits-d-auteur-sur-la-ville-de-2030

« Jeudi 4 aAvril, Pierre Berger, P-DG d’Eiffage, a présenté la ville de Grenoble telle que ses ingénieurs, accompagnés de ceux de Poma et Dassault systèmes, l’imaginaient en 2030. Voyage en images à travers «la rue nue»®, «l’urbanbridge»®ou «le modul’air»®, une série de concepts aux noms d’ores et déjà déposés.

Nous sommes en 2030, les ressources fossiles sont inutilisables, la population a fortement vieilli, le nomadisme professionnel est la norme. Voilà le contexte dans lequel les équipes d’Eiffage ont travaillé, en 2011 et 2012, afin d’imaginer à quoi pourrait ressembler Grenoble en 2030.

Dans la ville de Grenoble imaginée par Eiffage, les déplacements se font en cabine tirée par câble, le travail s’effectue dans des espaces partagés, et on produit sur son immeuble de l’électricité pour alimenter la maison d’à côté. Cette vision futuriste de la « capitale des Alpes » est le fruit de l’imagination des ingénieurs de toutes les branches d’Eiffage : construction, travaux publics, pôle énergie, pôle métal et concessions autoroutières ainsi que de ceux de Poma, entreprise française conceptrice de solutions de transport par câble et de l’éditeur de logiciel Dassault Systèmes. Ils avaient déjà travaillé, de 2007 à 2011, à imaginer Marseille et Strasbourg en 2030″

google-apple.jpg.492x0_q85_crop-smart facebook.jpg.492x0_q85_crop-smart

Les géants américains des nouvelles technologies (Apple, Google, Facebook) se refont un nouveau siège bien green. Tout y est : Éoliennes, panneaux solaires, Jardins sur les toits, économies d’énergie (au sein du bâtiment), végétation abondante, etc. Ce qui ferait presque oublier plusieurs couacs : Le nombre de stationnements : 1499 stationnements pour les 2800 employés de Facebook (Ratio : 1.86), 10 500 places pour les 14 200 employés de Apple (Ratio : 1.35).  Résultat : plus de 50% de l’énergie du bâtiment dépensé par le déplacement domicile travail des employés. Puisque biensûr, ces bureaux sont implantés en lointaine périphérie, sur des terres anciennement naturelles ou agricoles.

http://www.treehugger.com/green-architecture/lets-stop-calling-new-headquarters-apple-facebook-and-google-green-look-parking-ratios.html

C’est une aberration qui nous guette avec la « Silicon Valley » d’île de France : Le Plateau de Saclay. Futur lieu phare du greenwashing

pour des villes à l'échelle humaine

Aller au travail à pied ou en vélo sans risquer de se faire écraser par un véhicule, marcher le long d’une rue bordée d’arbres et de façades attrayantes, s’arrêter sur une place publique pour lire et y croiser des amis par hasard, voilà à quoi pourrait ressembler une ville à échelle humaine.
Malheureusement, l’architecture et l’urbanisme, dominés par l’idéologie moderniste depuis les années 1960, accordent encore trop souvent la priorité à la circulation automobile et à la construction de gratte-ciel isolés de leur environnement. Ils négligent par le fait même la fonction de l’espace urbain comme lieu de rencontre et, a fortiori, espace de conversation démocratique.
Pour faire face aux défis démographiques et écologiques du XXIe siècle, Jan Gehl propose de renverser cette perspective et de remettre l’humain au centre des préoccupations de l’urbanisme. Dans ce livre visionnaire, jalonné de nombreuses illustrations et photos du monde entier, il présente des pistes d’action concrètes pour développer des villes animées, sûres, durables et saines. Son travail d’aménagement mise sur les déplacements à pied et en vélo ainsi que le renforcement de la vie urbaine.
Cette entreprise fait non seulement appel aux décideurs, elle exige aussi la participation active de la société civile et ne nécessite pas d’investissements majeurs. C’est un projet à la portée de toutes les viIles, celles du Nord comme du Sud, visant simplement à créer du bien-être collectif. Comme l’écrit Jayne Engle-Warnick, du Centre d’écologie urbaine de Montréal, «des espaces urbains de qualité contribuent à l’avènement d’une société durable, ouverte et démocratique».
Pour des villes à échelle humaine est le fruit de 50 années d’expérience en planification urbaine réalisée aux quatre coins du monde par cet important penseur et praticien de l’urbanisme. Un livre révolutionnaire appelé à devenir un outil indispensable pour construire les « écocités » de demain.
Jean-Paul l’Allier signe la préface. 

Jan Gehl est architecte, professeur émérite de design urbain de l’Académie royale des beaux-arts du Danemark et membre honoraire de plusieurs instituts nationaux d’architecture, dont ceux du Canada (IRAC), des États-Unis (AIA) et de Grande-Bretagne (RIBA). Fondateur et associé de Gehl Architects, son nom est lié au réaménagement de villes comme Copenhague, Londres, Amman, Melbourne, New York, Seattle et San Francisco. Pour des villes à échelle humaine est le premier de ses livres traduit en français.

Jan Gehl 
Écosociété, Québec, 2012

http://www.biosfaire.com/index.php?vMenu=42|110|265&vOptions=liste|Criteres&trierPar=DatePublication+desc&paginerPar=20&vTitre=ville&vPageNB=4&vMode=fiche

Détroit préfigure ce que peuvent devenir beaucoup de villes. La ville est devenue l’icône d’une société de l’automobile décadente. Elle représentait le cœur de l’industrie automobile, tout y a été bâti en fonction de sa logique. L’étalement urbain y atteint un paroxysme. Le degré de résilience frôle le zéro absolu.

Cependant la ville évolue, entre en transition, elle devient une « shrinking city », en passant de près de 2 000 000 habitants à un peu plus de 700 000. La ville tente d’acheter les maisons abandonnées, pour réduire les espaces urbains à entretenir. Parallèlement, la population tente de sortir de la crise par l’agriculture urbaine, ou de manière générale la débrouille. L’agriculture urbaine n’est pas ici un effet de mode, mais un moyen de subsistance, tout comme le faire soit même (ou Do It Yourself – DIY).

Détroit n’est pas non plus un repère d’écolo ou de nouveaux paysans urbains, tel que le documentaire d’arte a pu le laisser entendre (« Détroit passe au vert »), ni même une ville retournée à la nature comme dans le film  « I am Legend » mais une ville qui se remet difficilement d’une grave crise sociale.

L’histoire de cette ville doit être observée avec attention par beaucoup de villes, notamment Aulnay sous Bois, et surtout  d’autre villes qui continuent à suivre le pas de ses erreurs, en soutenant une industrie décadente et en poursuivant l’étalement urbain.

Cf l’interview des deux journalistes,auteur du webdocumentaire Detroit Je T’aime :

http://owni.fr/2012/07/26/detroit-redemarre-en-mode-diy/#identifier_0_116694

 

Le projet d’un « urbanisme durable » se heurte aujourd’hui aux limites économiques et financières rencontrées par les collectivités, mais aussi par les particuliers.

Si le dérapage des coûts urbains (loyers, transports, carburants, budgets sociaux) est bien réel, il ne doit pourtant pas être regardé comme une fatalité. Les cités qui ont fait du principe de frugalité – obtenir plus de satisfactions avec moins de ressources- le fil directeur de leur stratégie ont montré qu’il était possible d’inventer un autre « mode de ville » à la fois plus économe, plus convivial et plus écologique.

Pour atteindre cet objectif, elles ne se sont pas contentées de réglementer ou d’investir: Elles ont su créer un désir collectif en s’appuyant sur les attentes de simplicité, de sociabilité et de nature partagées par une partie de leur population. Elles ont multiplié les innovations dans les champs de l’habitat, de la mobilité, de l’espace public, de l’économie, de la culture, de l’éducation et de l’environnement. Et elles ont progressé simultanément sur les plans de la technique, de la composition urbaine, de la règlementation, de la tarification, et de la gouvernance.

En fait, le principal défi qu’on du relever ces villes a été d’agir encohérence sur ces multiples leviers. La question, pour elle, n’est pas d’imaginer des formes urbaines révolutionnaires, mais des combinaisons nouvelles entre des technologies existantes (le tramway, le vélo, le moteur électrique, le numérique, les énergies renouvelables) et des pratiques urbaines en pleine mutation.

Quand la notion de ville durable tend à devenir un slogan marketing sans grande signification, celle de ville frugale impose une incontestable rigueur dans la recherche des solutions. Pour concilier les attentes de mobilité et la sobriété énergétique, les désirs d’espace et la recherche de compacité, le rayonnement et la ville à vivre, la qualité urbaine et la maîtrise des coûts, il faut pouvoir s’appuyer sur des principes et de la méthode.

Ce sont ces repères que propose ce livre, en se fondant sur l’observation des succès et des échecs rencontrés, depuis vingt ans, par les villes les plus audacieuses.

http://www.lavillefrugale.com

Interview de l’auteur :

http://internetactu.blog.lemonde.fr/2012/07/27/demain-la-ville-frugale/

Londres amorce sa transition. Les effets de certaines politiques se font sentir  : création d’un péage urbain en 2005, mise en place de plus de 8.000 Vélos en Libre Service (VLS) en juillet 2010, nouvelles lignes de métro. La société ITO World a mis en cartes l’évolution des modes de déplacement. Les points bleus : une baisse de plus de 30 % de la circulation automobile.

↑ Comparaison du périmètre du péage urbain londonien (en bleu), avec l’enceinte des fermiers généraux à Paris (en rouge). 

http://carfree.free.fr/index.php/2012/07/20/londres-bientot-sans-voitures/

http://www.guardian.co.uk/uk/datablog/2012/apr/30/lond-road-use-data

Selon l’International Council of Shopping Center, un tiers des malls se porte bien, un tiers voient leurs ventes baisser et leur taux de vacance commerciale augmenter et le dernier tiers doit faire face à d’importantes difficultés financières. Conséquence directe de cette situation, toujours selon l’ICSC, environ 1100 malls ont fermé ces dernières années et le terme de deadmall est passé dans le langage courant. Cette crise a forcé les géants du secteur à se réinventer.

En observant la situation du secteur commercial aux Etats-Unis – souvent précurseurs dans ce domaine – les décideurs mondiaux pourrait ainsi favoriser l’émergence d’un nouvel urbanisme “suburbain post-mall”, s’évitant une énième crise urbaine en l’anticipant.

 

http://impressionsurbaines.wordpress.com/2012/02/21/le-mall-est-mort-vive-le-mall-2/

http://spectregroup.wordpress.com/2010/05/27/mall-farming/

http://www.labelscar.com/uncategorized/brian-ulrich-dark-stores-ghostboxes-and-dead-malls

http://clui.org/newsletter/winter-2003/best-dead-mall

Une ville imaginée par des étudiants en Génie des Systèmes Urbains à l’Université de Technologie de Compiègne, lauréate du Prix de l’Ingénierie du Futur 2012», qui donne une vision de ce que serait une ville conçue par des ingénieurs, et …rien que des ingénieurs.

« une ville en 2050 sur la côte atlantique française constituée d’îles flottantes. Le concept est basé sur une approche systémique de l’espace urbain où l’innovation est à l’œuvre pour offrir aux habitants une qualité de vie plus agréable et plus écologique, avec des logements adaptés et adaptables (en alvéoles ou en forme de trépied), des sources d’énergie diverses, vertes et performantes, un réseau d’eau raisonné, un système de transport « éco-bulle » optimisé, une proximité lieu de travail/habitations/commerce et une biodiversité préservée… POLYV’ÎLES constitue un modèle urbanistique d’un nouveau genre qui limite l’étalement urbain sur le continent et qui est évolutif ».

Une sorte de Grande Motte flottante, qui risque surtout de faire rêver Bouygues, Vinci et bien d’autres promoteurs constructeurs.

http://www.syntec-ingenierie.fr/actualites/2012/06/26/edition-speciale-le-prix-de-lingenierie-du-futur-2012-quand-la-jeune-generation-sinvestit-dans-leco-metropole-de-demain/

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer