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Archives de Tag: réparation urbaine

9780415540582

Ce livre complète et met à jours « Continuous Productive Urban Landscapes (CPULs) : Designing urban agriculture for sustainable cities », de Andre Viljoen Katrin Bohn, paru en 2005,. Ces ouvrages font partie des rares références à aborder l’agriculture urbaine sous l’angle de l’aménagement urbain. Ils visent ainsi à démontrer le rôle essentiel que peut prendre l’agriculture urbaine en tant qu’outil de planification et développement urbain, par sa capacité à répondre à des enjeux multiples (sociaux, climatiques, économiques, santé, …) auxquelles doivent faire face les villes. A travers le concept des CPUL (en français : Paysages Urbains Productifs et Continus), qui est aussi celui défendu par Ville Comestible, il s’agit d’aller au delà du renforcement de la nature en ville, ou de la mise en place de potagers urbains et défendre une autre nature en ville, une seconde nature. C’est à dire généraliser des espaces ouverts multifonctionnels, diverses, interconnectés (principe des trames vertes), accessibles à tous et qui répondent aux différents besoins des citadins (alimentation, récréation, respiration etc.). L’agriculture urbaine (entre autres fonction) devient ainsi un des outils incontournables pour revaloriser des espaces délaissés et renforcer la qualité urbaine, tout en créant des emplois, promouvant un mode de vie plus sain et contribuant à la régulation climatique. Read More

(Lieu d’Interaction et d’Ecologie Urbaine)

Mozi - Schéma vnoir

Le LIEU est un espace d’expérimentation collaborative ouvert sur le quartier et ses habitants, dédié aux alternatives sociales, économiques et environnementales, à travers l’Agriculture urbaine (AU), l’économie circulaire, les questions alimentaires, le tout imprégné de l’esprit du « Do It Yourself »– c’est à dire la valorisation du « faire/Réaliser par soi-même » .

En plus de son caractère inclusif avec la population, Le LIEU répond aussi à un besoin d’expérimentation et de production de nombreux acteurs de l’agriculture urbaine auquel s’ajoute les questions liées par exemple à la revalorisation des déchets ou encore du développement du secteur de l’économie sociale et solidaire.

L’enjeu est ainsi de créer un lieu multidimensionnel (alliant technique, social, usages etc) et hybride, agrégateur d’initiatives dédiées aux thématiques de la transition écologiques en milieu urbain, caractérisé par la valorisation de la diversité : diversité des origines, des connaissances, des compétences, des cultures, des pratiques, …. Plus largement, dans le contexte de lutte contre le changement climatique et de préservation des ressources, le LIEU favorisera la réflexion autour de la ville résiliente, capacité d’une ville à faire face à une crise et retrouver un équilibre suite à des perturbations.

L’ambition de ce projet et la prise en compte des attentes, des besoins, suppose un lieu de grande ampleur à l’échelle urbaine et fortement intégré dans son quartier, combinant espaces bâtis fonctionnels et espaces extérieurs évolutifs. Sa situation devra permettre d’ouvrir des opportunités uniques de mise en lien et de travail commun avec les différents acteurs du quartier, avec ses habitants.

Un Tiers Lieu à l’échelle urbaine, lieu d’innovation et d’hybridation entre le culturel, le social et l’économique et entre les différentes cibles de la résilience urbaine ce lieu sera au cœur de la fabrique de la cité. Il représentera un espace d’articulation entre différentes dynamiques portées par les Tiers Lieu, notamment les FabLabs, (c’est à dire des espaces d’échange, d’expérimentation et production ouverts) et les espaces de Co-Working (espaces de travail collaboratifs) en leur ajoutant une forte composante sociale, par les liens qui pourront être faits avec le quartier. Les habitants deviendront ainsi ré-inventeurs et co-producteurs de leur ville, à travers ce laboratoire d’expérimentation urbaine à taille réelle. Ce lieu physique permettra d’ancrer dans le réel des discussions habituellement dominées par des réseaux sociaux virtuels peu générateurs d’initiatives concrètes. Read More

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Pendant tout l’été, une quinzaine d’enfants du quartier La Chapelle, pour la plupart livrés à eux même ont trouvé de nouvelles occupations. Sans doute réfractaires aux activités habituelles de leurs camarades du même age, ou tenus à l’écart des nouvelles technologies, ils aspirent à une vie active, à l’air libre et se sont donnés rendez vous tous les jours à 16h (ou presque) au Jardin Mobile installé Esplanade Nathalie Sarraute depuis début juillet (Paris 18ème), pour renforcer l’équipe des jardiniers de l’association Vergers Urbains et aider à l’entretien (arrosage, plantations etc.). Le mardi c’est le jours tant attendu de l’Amap HSBC (‘Hyper Social Bio Club), qui effectue justement la distribution de ses paniers d’été sur le Jardin Mobile et rares sont ceux qui loupent ce rendez vous pour s’impliquer (bénévolement, puisque le travail rémunéré des enfants est interdit) dans la constitution des différents paniers et aider à la distribution. Le jeu de la marchande (ou du marchand, puisque cette jeune équipe est mixte) se retrouve revu et corrigé et devient alors une affaire sérieuse (et militante), sans doute bien plus intéressante que les leçons de mathématique habituellement subies à l’école.

Non loin de là, tous les samedi, dés 14h pétante, ils sont une douzaine à assaillir les adhérents de Commun Jardin (Jardin partagé situé dans le square Rosa Luxembourg) pour offrir leur aide de manière insistante dans les différents travaux courants ou non courants : création des allées, délimitation des parcelles, plantations, recherche de vers de terre, signalétique etc.

L’espace urbain leur permet ainsi de joindre l’utile au ludique et de sortir de l’espace domestique ou scolaire, souvent dominé par les écrans (télé, console, internet…) ou les conventions. De là à impliquer les parents ou leurs grands frères dans leurs activités, il n’y a qu’un pas, que certains franchissent en adhérant (sans doute sous leur pression) à l’amap ou au Jardin Partagé.

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Sous les pavés, la terre. L’engagement de l’association parisienne Vergers urbains, dédiée à l’introduction d’arbres fruitiers dans l’espace citadin, prend parfois une tournure des plus réjouissantes. C’est le cas lorsque l’association repère des espaces délaissés, désertés plus ou moins provisoirement ou lorsqu’un carré de béton ou de bitume se prête à la reconquête végétale.

 

Quand on fait sauter les dalles de béton...

Ainsi, il y a quelques mois, sur un grand trottoir situé devant le siège même de l’association dans le XVIIIe arrondissement de la capitale, les jardiniers bénévoles ont fait sauter les dalles de béton, décaissé, amené de la terre, puis semé et planté les végétaux les plus variés. Le tout a été réalisé avec l’accord du bailleur. Les voisins ont suivi le mouvement et de temps en temps, viennent enfoncer un pépin ou effectuer une plantation. Dans quelques années, ce sera la jungle !

Ces dangereux activistes projettent de faire de même à un jet de noyau de pêche de là, dans la rue Philippe-de-Girard, toujours dans le XVIIIe. Sur l’emplacement d’un ancien garage automobile, entre deux immeubles se cache un terrain sans doute copieusement pollué et d’apparence encore peu hospitalière.

 

Sur le site pollué d'un ancien garage, les plantes font de la résistance

L’endroit est privé mais une déclaration d’utilité publique est en cours d’instruction, avec en vue la construction de logements. Les militants de Vergers urbains ont d‘autres projets en tête, à base de végétaux plutôt que de béton. Ces dernières semaines, ils ont déblayé les gravats – remplacés par des copeaux de bois – , improvisé un bassin aquatique et aménagé un hôtel à insectes ; un buddleïa (appelé aussi arbre à papillons) de belle envergure a été dégagé pour qu’il puisse mieux respirer.

 

Soit dit en passant, sur ce sol manifestement dégradé, le buddleia réussit non seulement à pousser tout seul mais aussi à fabriquer un début de substrat nourricier. Résilience… « Nous avons notre propre interprétation de l’utilité publique, fait remarquer Sébastien Goelzer, coordinateur de Vergers urbains. En favorisant la biodiversité dans un lieu aussi abîmé, nous contribuons à « agrader » la ville, par opposition à ce qui la dégrade. Espérons que la Ville de Paris aura elle aussi envie de conserver cet endroit. »
Jean-Philippe Pié

http://regains.info/2014/09/24/agrader-la-ville/#more-169

PORTRAIT. La ville comestible n’est plus une utopie. Avec son projet « Vergers urbains », un réseau de pionniers plante dans tout Paris et voit plus grand.

Source : http://gpmetropole.fr/blog/la-conquete-citoyenne-des-fruits/

Parvis hotel de ville

 

L’agriculture plante sa graine en ville. Loin des faramineux projets de grandes fermes urbaines, de serres géantes et totems post-modernes, l’initiative est avant tout citoyenne, relayée à petits pas par les pouvoirs publics. Les pionniers sont associatifs et oeuvrent à l’échelle locale. Il s’appellent Guerilla gardening, Toits vivants, Ville comestible… Le festival d’Agriculture Urbaine qui s’est tenu du 1er au 4 mai dans le cadre des Utopies concrètes est devenu leur vitrine emblématique. Il rebondira entre le 30 juin et le 2 juillet lors des Ateliers d’été de l’agriculture urbaine et de la biodiversité sous la Halle Pajol du 18ème arrondissement.

Micro-forêt comestible

À une centaine de mètres de là, le QG de Ville comestible et Toits vivants est empli de pots où germent des plantes, de sacs de terre et d’outils de jardinage. Sous leurs fenêtres, le petit verger urbain qu’ils ont créé fin mars, placette Pajol. « L’espace appartient au bailleur de l’immeuble, explique Sébastien Goelzer, coordinateur de Ville comestible. Les habitants voulaient en faire quelque chose, la Ville leur a conseillé de nous contacter alors que venions d’emménager ici. On a travaillé avec les associations du quartier, avec des jeunes des écoles en chantier éducatif et les habitants qui sont venus nous donner un coup de main. » Quelques mètres carrés suffisent parfois pour créer du lien social, du bien commun, des rencontres. C’est pas grand chose 9 m3 de terre, c’est pas grand chose quelques groseillers, des framboisiers, des fraisiers et des aromates, mais avec son projet « Vergers urbains », Ville comestible essaime.

Placette Pajol

Lancé il y a deux ans de manière informelle, le projet met en réseau paysagistes, urbanistes, jardiniers, artistes, animateurs sociaux, acteurs issus des villes en transition ou de la permaculture. Il prend la forme d’un puzzle, occupant les friches et les espaces minéralisés, dès que l’occasion se présente. Quelques jours avant la placette Pajol, « Vergers urbains » investissait le square Fleury dans le 20ème arrondissement et y plantait une dizaine d’arbres (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers…) et une quinzaine d’arbrisseaux (groseillers, caseillers) dans l’idée de constituer une petite forêt comestible. La veille, au 129 boulevard Ney, dans le 18ème arrondissement, sept arbres fruitiers étaient plantés par des enfants et leurs parents en pied d’immeuble. Plantations dans des jardins partagés, au mur à pêches de Montreuil, événement sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris avec la constitution d’une micro-forêt comestible en juin 2013, interventions pédagogiques dans les écoles, installation de bacs mobiles lors des Ateliers d’été de l’agriculture urbaine… « Vergers urbains » multiplie les interventions pour promouvoir la ville fruitière et garde « en pots » une dizaine de projets sur Paris et proche banlieue.

Square Fleury

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immo-04-plateau-mont-royal-coin-gilford-et-drolet-c100Si la neige tombe beaucoup plus rarement sur nos métropoles françaises qu’au Canada, c’est sans doute à cause du dérèglement climatique et/ou des îlots de chaleur urbains. …Et justement, certains citoyens nord américains militent indirectement contre ceux-ci, en prônant le désasphaltage des villes. Ils ont trouvé une méthode très simple : observer et photographier les zones enneigées.  Suite au passage des véhicules sur la neige, de nombreuses zones restent intactes. Autant de zones susceptibles d’être soustraites à la circulation automobile pour être végétalisées ou au moins laissées aux piétons. Ces observations servent alors d’argumentation implacable pour réduire l’emprise automobile, à transmettre aux urbanistes et élus de votre ville.

http://journalmetro.com/opinions/paysages-fabriques/450954/quand-la-neige-trahit-les-urbanistes/

Qui?

Le collectif Babylone a été spécialement créé pour réfléchir et mettre en œuvre un projet de Tiers Lieu et réunit architectes, urbanistes, designers, paysagistes, juriste, hackers, écologues, arboriculteurs, ingénieurs, jardiniers, biologiste, menuisiers, agronomes, permaculteurs, apiculteurs, récupérateurs, animateurs sociaux, développeurs …etc. de Montreuil ou d’ailleurs

…des intervenants issus de divers collectifs, impliqués dans l’agriculture urbaine, la permaculture, les villes en Transitions (IdF et Montreuil), les Utopies Concrètes, des collecteries, des FabLabs ou hackerspaces, etc.

Un collectif amené à s’élargir, porté par Toits Vivants et ses partenaires :

Ville Comestible : coopérative regroupant divers associations impliquées dans des projets d’agriculture urbaine : Toits Vivants, Vergers Urbains, V’île Fertile et l’Association Française de Culture Hors Sol

DANT  (Design, Architecture et Nouvelles Technologies ) constitue un collectif de réflexion-action  transdisciplinaire, visant à développer de manière participative des projets de design et d’architecture

Miel de Quartier : collectif d’apiculteurs urbains, 

Utopies Concrètes : collectif informel portant le Festival des Utopies Concrètes, issu des villes en Transition et porteur par ailleurs du Festival d’Agriculture Urbaine et du Festival Récup’

 

Objectifs?

En 3 axes :

  • Développer le projet Toits Vivants (cf schéma ci-dessous)
  • Mettre en place une matériauthèque et un système de gestion des déchets locaux
  • Créer et animer un Lab’AU (Laboratoire d’Agriculture Urbaine)

Cycle TV

Le projet

L’objectif du Collectif Babylone est de créer un lieu d’expérimentation et transformation où Fab Lab, Gestion des déchets (et matériaux) et Agriculture Urbaine (à travers le Lab’AU : Laboratoire d’Agriculture urbaine) entrent en synergie et optimisent le métabolisme urbain.

index

Où?

Le lieu pressenti :  Une  utopie urbaine au cœur des Hauts de Montreuil, présentant 2 hectares partiellement végétalisés facilement accessibles,

vues aeriennes pour site

Comment?

Un fonctionnement en double cycle, interconnecté par un Tiers Lieu (ici : le Mozinor) : le cycle de la Matière et le cycle du Vivant. Où les besoins sont assurés par la récupération et la transformation des ressources (déchets urbains) et leur distribution locale

Mozi - Schéma2

Quoi?

schéma fonctionnel

nuage2

Création d’un Tiers Lieu

Vers un nouvel espace ressource collaboratif : centre de partage, conception, transformation, production et distribution au service de la ville et ses habitants.

>> Un espace d’expérimentations dédié à l’agriculture urbaine (Lab’AU), Centre de partage d’outils  et connexion entre ressources et besoins (avec système de gestion intégrée), Espace d’apprentissage / formation  et démonstration au service de tous.

Babylone v2

 

…A suivre sur http://www.toitsvivants.org

 

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