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Détroit préfigure ce que peuvent devenir beaucoup de villes. La ville est devenue l’icône d’une société de l’automobile décadente. Elle représentait le cœur de l’industrie automobile, tout y a été bâti en fonction de sa logique. L’étalement urbain y atteint un paroxysme. Le degré de résilience frôle le zéro absolu.

Cependant la ville évolue, entre en transition, elle devient une « shrinking city », en passant de près de 2 000 000 habitants à un peu plus de 700 000. La ville tente d’acheter les maisons abandonnées, pour réduire les espaces urbains à entretenir. Parallèlement, la population tente de sortir de la crise par l’agriculture urbaine, ou de manière générale la débrouille. L’agriculture urbaine n’est pas ici un effet de mode, mais un moyen de subsistance, tout comme le faire soit même (ou Do It Yourself – DIY).

Détroit n’est pas non plus un repère d’écolo ou de nouveaux paysans urbains, tel que le documentaire d’arte a pu le laisser entendre (« Détroit passe au vert »), ni même une ville retournée à la nature comme dans le film  « I am Legend » mais une ville qui se remet difficilement d’une grave crise sociale.

L’histoire de cette ville doit être observée avec attention par beaucoup de villes, notamment Aulnay sous Bois, et surtout  d’autre villes qui continuent à suivre le pas de ses erreurs, en soutenant une industrie décadente et en poursuivant l’étalement urbain.

Cf l’interview des deux journalistes,auteur du webdocumentaire Detroit Je T’aime :

http://owni.fr/2012/07/26/detroit-redemarre-en-mode-diy/#identifier_0_116694

<p><a href= »http://vimeo.com/40399899″>Up On The Farm (trailer)</a> from <a href= »http://vimeo.com/user2003907″>Diane Nerwen</a> on <a href= »http://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

Brooklyn Grange, une ferme localisée sur un toit, initialement située dans le Queens, vient de célébrer sa première récolte. Il s’agit de la plus grande ferme sur un toit de New York. La ferme a reçu 595 730 $ de subventions de la part de la ville, dans le cadre de son programme « Green Infrastructure », qui vise entre autre à adapter les règlements d’urbanisme pour valoriser les espaces disponibles en toiture et rendre accessible les bâtiments industriels et commerciaux pour une production alimentaire. Brooklyn Grange compte produire 9 tonnes par an. L’hivers, la ferme met en place des trèfles ou autre plantes à fourrage pour amender le sol et limiter l’érosion. La ferme comprend par ailleurs 30 ruches produisant 680 kg de miel par an.

http://www.brooklyngrangefarm.com/

Londres amorce sa transition. Les effets de certaines politiques se font sentir  : création d’un péage urbain en 2005, mise en place de plus de 8.000 Vélos en Libre Service (VLS) en juillet 2010, nouvelles lignes de métro. La société ITO World a mis en cartes l’évolution des modes de déplacement. Les points bleus : une baisse de plus de 30 % de la circulation automobile.

↑ Comparaison du périmètre du péage urbain londonien (en bleu), avec l’enceinte des fermiers généraux à Paris (en rouge). 

http://carfree.free.fr/index.php/2012/07/20/londres-bientot-sans-voitures/

http://www.guardian.co.uk/uk/datablog/2012/apr/30/lond-road-use-data

Se sentant sans doute coupable de contribuer à la destruction d’une centaine d’hectares de terres agricoles fertiles, la plupart des 4 cabinets d’architectes retenus dans le cadre du concours de conception du projet Europacity (plus de 500 boutiques, piste de ski, parc aquatique, une douzaine d’hôtels etc.) ont surfé sur la tendance « agriculture urbaine », en prévoyant des toitures cultivées. Reste à savoir si ces toits reprennent la terre du sol préexistant, si les aspect techniques ont été pris en compte, contrairement à ce que les images laissent penser: coût, structure des bâtiments, accessibilité, dispositifs techniques liés aux fonctionnement du bâtiment (issues de sorties de secours, ventilation, etc.).

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↑Dessin : Victor Locuratolo

Les infrastructures autoroutières, marquent profondément le territoire qu’elles traversent, par leur dimension, les ruptures qu’elles créent au sein du territoire, la pollution de l’air et les nuisances sonores. Elles sont essentiellement dédiées à des déplacements à longue distance, elles handicapent le territoire plus qu’elles ne l’alimentent. Leur insertion dans le milieu urbain est souvent problématique et l’impact sur le territoire visible. Read More

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