L’idée du Cube soumise aux parisiens.  Rendez vous ici pour donner votre avis : https://idee.paris.fr/le-cube-tiers-lieu-dedie-lagriculture-urbaine-et-la-resilience

vue projet

 

A travers l’agriculture urbaine, l’économie circulaire et en abordant autrement les questions alimentaires, le Cube propose des alternatives à la fois sociales, économiques et environnementales. C’est un projet imprégné de l’esprit du « Do It Yourself » : l’objectif est de valorisation le « faire/Réaliser par soi-même ». Le Cube est un espace d’expérimentation collaboratif ouvert sur le quartier et ses habitants.|

 

Avec le Cube (nom inspiré de la forme d’un des bâtiments du site pressentis), les habitants deviendront ainsi ré-inventeurs et co-producteurs de leur quartier en expérimentant concrètement des projets articulés autour de la nature en ville. Son projet est structuré autour de la participation les habitants.|

 

Trois principaux axes orienteront le programme :

1/- Un Lab’AU (LABoratoire d’Agriculture Urbaine) : Espace d’expérimentation et de production d’agriculture urbaine (fruits, légumes, petit élevage, pépinière de quartier, apiculture, etc.)

2/- Une Ressourcerie / Materiauthèque associée à un atelier de fabrication partagée. C’est à dire un lieu de collecte, réemploi, réparation et revalorisation des « déchets » ou ressources, complémentaire avec le Lab’AU.

3/- Un Café / Restaurant Associatif (avec un atelier de transformation, un espace de distribution, et une fabrique dédiée à l’alimentation). Cet espace valorisera ainsi les produits du site.|

 

Les enjeux auxquels ce projet répond sont multiples : répondre au besoin d’expérimentation et de production de nombreux acteurs de l’agriculture urbaine, œuvrer à la revalorisation des déchets ou encore développer le secteur de l’économie sociale et solidaire. Il s’agit de créer un agrégateur d’initiatives en faveur de la transition écologique en milieu urbain. Le projet du Cube est également caractérisé par la valorisation de la diversité : diversité des origines, des connaissances, des compétences, des cultures, des pratiques, ….|

Plus largement, dans le contexte de lutte contre le changement climatique et de préservation des ressources, le Cube favorisera la réflexion autour de la ville résiliente. L’ambition de ce projet, suppose un lieu de grande ampleur à l’échelle urbaine et fortement intégré dans son quartier, combinant espaces bâtis fonctionnels et espaces extérieurs évolutifs.

Le lieu pressenti pour la mise en œuvre du projet est l’ancien Lycée Hôtelier Jean Quarré, situé à proximité de la place des Fêtes. Ce site désaffecté jusqu’à la réalisation d’une nouvelle médiathèque offre des opportunités uniques de mise en réseau et de travail commun avec ses habitants dans un quartier dense et très minéral.|

Cette localisation n’est cependant pas restrictive et le projet peut se développer sur d’autres sites délaissés de l’arrondissement ou du Nord Est-Parisien.|

Le Cube sera conçu comme un centre de ressource au service du lien social. Il articulera différentes dynamiques comme des ateliers de fabrication partagés, (espaces ouverts d’échange, d’expérimentations et de productions) et des espaces de co-coworking (espaces de travail collaboratifs).|

Le projet sera porté par le collectif Babylone dont plusieurs membres sont lauréats des appels à projet Végétalisation Innovantes (2013) et Métabolisme Urbain (2014) de la Ville de Paris, tous deux axés sur la recherche de terrains d’expérimentation, avec une forte composante sociale. Il s’agit notamment de : Vergers Urbains, Toits Vivants, Zone AH ! (Zone Agriculture Urbaine Hybride), chacun avec leurs propres réseaux d’acteurs partenaires qui pourront être impliqués dans le projet.|

Toute information complémentaire (budget, planning, document de projet, …) peut être transmise sur demande, à babylone[at]villeresiliente.org.

 

 

L’équipe Babylone (étaient représentés Vergers Urbains, Toits Vivants, Zone AH!, l’école du Compost, et Lab’AU Bordeaux) rend visite à Darwin, Écosystème d’acteurs et de projets multi-dimensionnels, espace collaboratif tourné vers les acteurs de transition. Situé à Bordeaux, dans une ancienne Caserne (Caserne Niel) sur plusieurs hectares, cet espace comprend restauration, magasin bio, ferme, atelier vélo, matériauthèque, atelier menuiserie, conciergerie, et espaces de coworking tournés vers le développement durable. Son caractère intégré se rapproche fortement de l’ambition du réseau Babylone. Intégrant déjà sur le site une activité agricole, à travers la ferme Niel (poules, potager, …) l’activité agricole sera prochainement amenée à se renforcer par le projet ZAUP, inspiré par Babylone (Zone d’Agriculture Urbaine Participative), avec la reconversion d’anciens bâtiments industriels. Ce projet constituera un Lab-au, c’est à dire l’équivalent des FabLab, appliqué à l’Agriculture Urbaine. Concept lancé par Babylone.

 

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Entre Appels à projet et modification de son plan local d’urbanisme, la Ville de Paris a choisi de faire de l’agriculture urbaine une priorité. Chiche !
La Générale, Graine de Jardins, Vergers Urbains, le Collectif Babylone et Quartiers en Transition invitent habitants, associations, collectifs, porteurs de projet, urbanistes, architectes… à réfléchir ensemble à la ville nourricière de demain, dans les rues, sur les murs et les toits.

De l’identification des levier et ressources mais aussi des freins rencontrés  pour la mise en place des projets et des expérimentations en passant par les liens à créer entre les différents initiatives et les structures porteuses, cette journée répondra à un double objectif :
-proposer aux élus et services techniques des collectivités de co-constuire la ville comestible de demain ;
-rédiger un mémoire collectif destiné à la consultation publique du printemps prochain dans le cadre de la modification du Plan local d’urbanisme de Paris.

Rendez-vous le 28 janvier de 10h à 18h à La Générale,  coopérative artistique, politique et sociale,
14, avenue Parmentier dans le 11ème (M° Voltaire)

Programme

9h30-10h
Accueil des participants

10h00
Introduction

10h15
Début des ateliers
Ateliers “végétalisation et  agriculture urbaine » : En partant des cas concrets, quels sont les manques, les besoins, les contraintes pour la mise en place des projets ?
Atelier Plan Local d’Urbanisme (PLU) : intégrer l’agriculture urbaine dans le PLU, comment rendre de document d’urbanisme « comestible » ?  Comment la modification du PLU peut elle être un atout pour la mise en place d’espaces d’agriculture urbaine ? ​

12h45
Pause déjeuner

14h14
Café à La Générale et projection du film ​ »Remuer la terre, c’est remuer les consciences« , documentaire d’Eric Oriot produit par Natureparif sur l’agriculture urbaine en Ile-de-France

15h00
Plénière. Retours des rapporteurs sur le​s ateliers du matin. Mise en place d’un canevas de demandes et propositions pour la rencontre avec les élus ​ et première rédaction d’un mémoire dédié à la modification du Plan Local d’Urbanisme

16h30-18h
Débat avec les élus de différents arrondissements,  de la Ville de paris, de la Région en charge de ces questions
Présentations des propositions et demandes, échanges.

18h00
Fin

« Paris fait dorénavant partie du réseau mondial des villes résilientes, initiative lancée par la Fondation Rockefeller. 32 villes avaient déjà été choisies en 2013. Le 3 décembre, le Sommet de la résilience urbaine à Singapour en a invité 35 nouvelles, dont Paris, Londres, Milan, Athènes, Barcelone…

À terme, 100 villes dans le monde feront partie de ce réseau dont le concept, la résilience urbaine, est défini par « la capacité des individus, des communautés, des institutions, des entreprises et des systèmes à survivre, s’adapter et croître, quels que soient les types de tensions chroniques et de crises aiguës qu’ils subissent. »

Président de « 100 villes résilientes », Michael Berkowitz explique : « En reliant les villes entre elles et en les mettant en contact avec des experts du renforcement de la résilience, nous visons à créer une pratique mondiale de solutions de résilience évolutives et adaptables, de sorte que les villes puissent répondre aux défis urbains de ce siècle d’une manière plus efficace et performante ».

Chaque ville du réseau est ainsi éligible à recevoir une subvention pour embaucher un responsable en chef de la résilience, qui dirigera l’analyse, la planification et la mise en œuvre de la stratégie de résilience de la ville, en collaboration avec différents organismes gouvernementaux et dans tous les secteurs de la société. Elles recevront également le soutien technique et les services dont elles ont besoin dans leurs activités de mise en œuvre de cette stratégie, ainsi que l’accès à divers partenaires de la plateforme des secteurs privé, public et à but non lucratif. Ces partenaires offriront des outils novateurs dans des domaines comme la finance, la technologie, les infrastructures, l’occupation des sols et la résilience communautaire et sociale. »

350 candidatures avaient été déposées en 2014 dans plus de 90 pays.

http://gpmetropole.fr/blog/paris-ville-resiliente/

Notons que la Résilience était le thème du Forum économique de Davos en 2013. Suite à l’article ci-dessus, il paraît judicieux de revenir sur notre définition de la résilience urbaine, celle qui guide ce blog depuis son origine. Notre définition s’inscrit en opposition à cette idée que les villes peuvent constamment croître sans compromettre leur résilience ou leur durabilité. Cette logique de développement défendue par le système (capitalistique) actuel annonce malheureusement ce qui est arrivé à la notion de développement durable, avec l’idée que nous pouvons perpétuer ce même système, voir même le renforcer en le rendant plus écologique, alors que la sortie de l’impasse vers lequel il nous mène impose un changement beaucoup plus radical. Ce dont le système a besoin, c’est beaucoup plus qu’une simple adaptation, à la marge, ou un renouvellement du vocabulaire mais un renouvellement total.

La résilience désigne à l’origine la capacité d’adaptation et de récupération d’une personne à la suite de difficultés. Depuis les années 2000, ce mot s’est peu à peu appliqué à d’autres entités, à tout ce qui est capable de surmonter des épreuves, ou des crises pour atteindre de nouveaux équilibres.

Il permet de faire face à l’incertitude des systèmes complexes. Or, la ville est dotée d’une extrême complexité, tout comme l’être vivant. Le concept de résilience urbaine découle directement du concept de résilience écologique, définit par l’écologue canadien Holling. Il considère la résilience comme la quantité des désordres qu’un écosystème peut absorber tout en conservant ses fonctions. Dans sa théorie, les systèmes complexes sont soumis aux changements perpétuels de leurs milieux, hautement imprévisibles, et s’auto-organisent selon des réactions situées à plusieurs échelles d’espace et de temps.

Principalement resté dans le domaine de la catastrophe, le concept de résilience urbaine s’élargit à d’autres facteurs, à d’autres types de crises, moins brutales, mais plus profondes, telle que la crise découlant du pic pétrolier, abordé par les initiatives de transition. La résilience urbaine est un processus qui amène à l’homme de renouer avec son milieu, sans opposer ville et nature, pour construire un nouvel idéal urbain.

La résilience est la condition nécessaire à la durabilité (Folke et al., 2002; Klein et al., 2004). Elle est aussi la propriété d’un système (durable), qui reste à imaginer.

« améliorer la résilience augmente les chances d’un développement durable dans un environnement changeant où le futur est imprévisible et la surprise est probable » (Folke et al., 2002)

« Contrairement à la ville stable, sécurisée, hiérarchisée, optimisée et normée, chère au développement durable, la ville résiliente est flexible et transformable. Elle fonctionne en hétérarchie, limite les dépendances et multiplie interconnexions et redondances entre les différentes échelles de fonctionnement. Le risque fait partie de ses fondements, tout comme les ressources qui peuvent s’en dégager….La crise est révélatrice d’opportunités… » (Marco Stathopoulos, , dans Qu’est que la résilience urbaine?, revue Urbanisme n°381)

La ville résiliente est donc une ville

  • à la fois souple et résistante;
  • ouverte au changement, aux influences positives;
  • diverse, complexe mais constitutive d’un écosystème commun intégré, interconnecté et redondant;
  • ouverte aux autres et sur l’extérieur, tout en étant solidement ancrée dans son territoire;
  • qui réduit son empreinte écologique par sa frugalité et en s’appuyant sur des ressources locales et renouvelables,
  • interdépendante, elle fait l’objet d’un cycle permanent, avec un métabolisme bénéficiant d’un approvisionnement alimentaire et énergétique local,
  • non productrice de déchets, considérés comme des ressources;
  • bâtie par et avec ses habitants;

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Les chantiers qui s’ouvrent pour Paris, ville résiliente sont de taille, mais pas insurmontables. La capitale pourra ainsi s’appuyer sur sa diversité, sur la densité de ses liens sociaux, sa faible dépendance vis à vis de l’automobile, mais devra renforcer ses liens avec la nature, renforcer sa résilience alimentaire en développant l’agriculture urbaine et une ceinture vivrière (à l’échelle régionale), diminuer sa consommation énergétique en développant un mix énergétique et l’autoproduction, se diriger vers une politique zéro déchets, tout en impliquant l’ensemble de ses habitants.

« Remuer la terre, c’est remuer les consciences », Paris et sa région en version agriculture urbaine

Réalisé par Eric Oriot, « Remuer la terre, c’est remuer les consciences » a été tourné pendant les Ateliers d’été de l’agriculture urbaine et de la biodiversité organisé par Natureparif* du 30 juin au 2 juillet 2014 à Paris.

Ce documentaire, à travers les témoignages de chercheurs, militants associatifs, naturalistes, élus, activistes… plonge son regard dans un mouvement qui se propage à Paris et l’Ile-de-France à grande vitesse, transformant nos villes en profondeur en inventant un nouveau récit urbain. 

*en partenariat avec l’AgroParisTech, le Muséum national d’Histoire naturelle, le programme national de recherche JASSUR, l’INRA, l’IAU-îdF, l’Université Aix-Marseille, le Laboratoire sur l‘agriculture urbaine – Université du Québec à Montréal, Urban Interstice, le Festival de l’Agriculture Urbaine et Ville Ouverte.

Photo : S. Goelzer

http://quartiersentransition.wordpress.com/2014/12/17/remuer-la-terre-cest-remuer-les-consciences-paris-et-sa-region-en-version-agriculture-urbaine/

http://www.boredpanda.com/nature-reclaiming-civilization/

(Lieu d’Interaction et d’Ecologie Urbaine)

Mozi - Schéma vnoir

Le LIEU est un espace d’expérimentation collaborative ouvert sur le quartier et ses habitants, dédié aux alternatives sociales, économiques et environnementales, à travers l’Agriculture urbaine (AU), l’économie circulaire, les questions alimentaires, le tout imprégné de l’esprit du « Do It Yourself »– c’est à dire la valorisation du « faire/Réaliser par soi-même » .

En plus de son caractère inclusif avec la population, Le LIEU répond aussi à un besoin d’expérimentation et de production de nombreux acteurs de l’agriculture urbaine auquel s’ajoute les questions liées par exemple à la revalorisation des déchets ou encore du développement du secteur de l’économie sociale et solidaire.

L’enjeu est ainsi de créer un lieu multidimensionnel (alliant technique, social, usages etc) et hybride, agrégateur d’initiatives dédiées aux thématiques de la transition écologiques en milieu urbain, caractérisé par la valorisation de la diversité : diversité des origines, des connaissances, des compétences, des cultures, des pratiques, …. Plus largement, dans le contexte de lutte contre le changement climatique et de préservation des ressources, le LIEU favorisera la réflexion autour de la ville résiliente, capacité d’une ville à faire face à une crise et retrouver un équilibre suite à des perturbations.

L’ambition de ce projet et la prise en compte des attentes, des besoins, suppose un lieu de grande ampleur à l’échelle urbaine et fortement intégré dans son quartier, combinant espaces bâtis fonctionnels et espaces extérieurs évolutifs. Sa situation devra permettre d’ouvrir des opportunités uniques de mise en lien et de travail commun avec les différents acteurs du quartier, avec ses habitants.

Un Tiers Lieu à l’échelle urbaine, lieu d’innovation et d’hybridation entre le culturel, le social et l’économique et entre les différentes cibles de la résilience urbaine ce lieu sera au cœur de la fabrique de la cité. Il représentera un espace d’articulation entre différentes dynamiques portées par les Tiers Lieu, notamment les FabLabs, (c’est à dire des espaces d’échange, d’expérimentation et production ouverts) et les espaces de Co-Working (espaces de travail collaboratifs) en leur ajoutant une forte composante sociale, par les liens qui pourront être faits avec le quartier. Les habitants deviendront ainsi ré-inventeurs et co-producteurs de leur ville, à travers ce laboratoire d’expérimentation urbaine à taille réelle. Ce lieu physique permettra d’ancrer dans le réel des discussions habituellement dominées par des réseaux sociaux virtuels peu générateurs d’initiatives concrètes. Read More

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Pendant tout l’été, une quinzaine d’enfants du quartier La Chapelle, pour la plupart livrés à eux même ont trouvé de nouvelles occupations. Sans doute réfractaires aux activités habituelles de leurs camarades du même age, ou tenus à l’écart des nouvelles technologies, ils aspirent à une vie active, à l’air libre et se sont donnés rendez vous tous les jours à 16h (ou presque) au Jardin Mobile installé Esplanade Nathalie Sarraute depuis début juillet (Paris 18ème), pour renforcer l’équipe des jardiniers de l’association Vergers Urbains et aider à l’entretien (arrosage, plantations etc.). Le mardi c’est le jours tant attendu de l’Amap HSBC (‘Hyper Social Bio Club), qui effectue justement la distribution de ses paniers d’été sur le Jardin Mobile et rares sont ceux qui loupent ce rendez vous pour s’impliquer (bénévolement, puisque le travail rémunéré des enfants est interdit) dans la constitution des différents paniers et aider à la distribution. Le jeu de la marchande (ou du marchand, puisque cette jeune équipe est mixte) se retrouve revu et corrigé et devient alors une affaire sérieuse (et militante), sans doute bien plus intéressante que les leçons de mathématique habituellement subies à l’école.

Non loin de là, tous les samedi, dés 14h pétante, ils sont une douzaine à assaillir les adhérents de Commun Jardin (Jardin partagé situé dans le square Rosa Luxembourg) pour offrir leur aide de manière insistante dans les différents travaux courants ou non courants : création des allées, délimitation des parcelles, plantations, recherche de vers de terre, signalétique etc.

L’espace urbain leur permet ainsi de joindre l’utile au ludique et de sortir de l’espace domestique ou scolaire, souvent dominé par les écrans (télé, console, internet…) ou les conventions. De là à impliquer les parents ou leurs grands frères dans leurs activités, il n’y a qu’un pas, que certains franchissent en adhérant (sans doute sous leur pression) à l’amap ou au Jardin Partagé.

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Sous les pavés, la terre. L’engagement de l’association parisienne Vergers urbains, dédiée à l’introduction d’arbres fruitiers dans l’espace citadin, prend parfois une tournure des plus réjouissantes. C’est le cas lorsque l’association repère des espaces délaissés, désertés plus ou moins provisoirement ou lorsqu’un carré de béton ou de bitume se prête à la reconquête végétale.

 

Quand on fait sauter les dalles de béton...

Ainsi, il y a quelques mois, sur un grand trottoir situé devant le siège même de l’association dans le XVIIIe arrondissement de la capitale, les jardiniers bénévoles ont fait sauter les dalles de béton, décaissé, amené de la terre, puis semé et planté les végétaux les plus variés. Le tout a été réalisé avec l’accord du bailleur. Les voisins ont suivi le mouvement et de temps en temps, viennent enfoncer un pépin ou effectuer une plantation. Dans quelques années, ce sera la jungle !

Ces dangereux activistes projettent de faire de même à un jet de noyau de pêche de là, dans la rue Philippe-de-Girard, toujours dans le XVIIIe. Sur l’emplacement d’un ancien garage automobile, entre deux immeubles se cache un terrain sans doute copieusement pollué et d’apparence encore peu hospitalière.

 

Sur le site pollué d'un ancien garage, les plantes font de la résistance

L’endroit est privé mais une déclaration d’utilité publique est en cours d’instruction, avec en vue la construction de logements. Les militants de Vergers urbains ont d‘autres projets en tête, à base de végétaux plutôt que de béton. Ces dernières semaines, ils ont déblayé les gravats – remplacés par des copeaux de bois – , improvisé un bassin aquatique et aménagé un hôtel à insectes ; un buddleïa (appelé aussi arbre à papillons) de belle envergure a été dégagé pour qu’il puisse mieux respirer.

 

Soit dit en passant, sur ce sol manifestement dégradé, le buddleia réussit non seulement à pousser tout seul mais aussi à fabriquer un début de substrat nourricier. Résilience… « Nous avons notre propre interprétation de l’utilité publique, fait remarquer Sébastien Goelzer, coordinateur de Vergers urbains. En favorisant la biodiversité dans un lieu aussi abîmé, nous contribuons à « agrader » la ville, par opposition à ce qui la dégrade. Espérons que la Ville de Paris aura elle aussi envie de conserver cet endroit. »
Jean-Philippe Pié

http://regains.info/2014/09/24/agrader-la-ville/#more-169

FUC2014-web

Appel pour le climat et les alternatives

Samedi 27 et dimanche 28 septembre

Zone des Utopies Concrètes – Alternatiba IdF

Le Festival des Utopies Concrètes (FUC), lieu de rencontres multiformes regroupe plusieurs collectifs, associations et coopératives impliqués dans la transition et les initiatives locales. Moment de convergence du FUC, la Zone des Utopies Concrètes accueille chaque année celles et ceux qui imaginent et agissent pour l’émergence de nouvelles alternatives sur nos territoires.

Samedi 27 et dimanche 28 septembre 2014 de 10h à 18h, la Zone des Utopies Concrètes (ZUC) avec le Collectif pour une Transition Citoyenne, est de retour à Paris, le long du Quai de Seine, à quelques pas de la place Stalingrad.

Cette année, la dynamique Alternatiba irriguera cet événement, faisant du climat la thématique de cette journée. De nombreux stands mettront en visibilité les alternatives locales en Ile de France, des animations programmées ou improvisées ponctueront ces deux journées, des débats seront organisés tant sur la permaculture que sur les enjeux et mobilisations du sommet sur le climat de 2015.

En 2014, le FUC sera étroitement lié à Alternatiba-IdF.

Réunir les alternatives citoyennes autour des enjeux climatiques, de justice sociale, d’économie solidaire, de relocalisations…telle est la volonté d’Alternatiba et de l’Appel lancé à Bayonne l’an dernier.

La Zone des Utopies Concrètes et le FUC ont répondu à cet Appel et invitent tout-e-s citoyen-n-e-s, organisations ou collectifs à participer au lancement de la mobilisation internationale de 2015, année de la 21ème conférence onusienne sur le climat (COP21) organisée près de Paris, sur l’aérodrome du Bourget.

Les 27 et 28 septembre, passons à l’action pour le climat et retrouvons nous avec Alternatiba sur la Zone des Utopies Concrètes.

Avec le Festival des Utopies Concrètes, montrons que d’autres mondes sont possibles ! Faisons vivre le souffle d’Alternatiba, engageons sans attendre dans nos rues, nos quartiers et nos villes la transition écologique, économique et sociale.

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