Les temples de la société de consommation continuent de se bâtir, en se donnant des airs d’urbanité et sous caution de labels greenwashisants (« BREEAM Excellent pour Aéroville », ou HQE® Commerce). Les derniers projets en date doivent prendre place sur un des derniers espaces agricoles fertiles inséré dans l’agglomération et sont portés par le Groupe Auchan : Triangle de Gonesse (Europa City), ou Tremblay – Roissy (Aéroville, dont les travaux sont en cours), dans un secteur déjà saturé (O’Parinor, Garonor, Ikea, etc.).

Si l’opposition s’organise pour Europa City, il est quasiment trop tard pour Aéroville, le coup est partis.

Mais on peut d’ors et déjà réfléchir à sa reconversion, dans le cadre d’une société postcarbone, où ces centres commerciaux périphériques, tournés vers la voiture, ou l’avion n’auront plus raison d’être et feront partie des nombreuses friches commerciales à venir.

Certains Malls ont déjà entamés leur mue, dans quelques unes des premières villes en crise (ou en voie de décroissance). La présence de grande verrières pourra facilier certains usages, et la recup’ s’organiser. D’autres, moins disposés à accueillir une serre en leur sein, l’accueillent sur leur Toit (Montreal).

↑Nouveaux temples de l’agriculture urbaine (Cleveland), et Montreal (Une serre sur le toit)

Read More

3 alternatives, 3 approches différentes, pour compléter les amaps, au Nord-Est de Paris. L’objectif étant de proposer une offre alternative aux circuits de distribution classique, plus locale, bio, et éthique :

 L’association Partageons le Bio est un Groupement d’Achat Citoyen de produits alimentaires bio mis en place en partenariat avec la société coopérative Bio Référencement Collectivités, dans le 19ème, avec l’appui de la DPVI du 19ème arrondissement (Délégation à la Politique de la Ville) et en lien avec l’accorderie du 19ème (dispositif similaire aux SEL) pour faciliter son fonctionnement et sa gestion. http://www.accorderie.fr/

 La Ruche qui dit oui est une start up née début 2011 qui s’appuie sur des outils de communication et sur les réseaux sociaux pour mettre en relation producteurs locaux et consommateurs et obtenir de meilleurs prix. Elle vise à « essaimer » sur l’ensemble du territoire français et compte plus d’une centaine de regroupes, dont 2 à Paris. www.laruchequiditoui.fr

 L’indépendante est plus engagée, la coopérative alimentaire est née en novembre, fonctionnant en autogestion, elle met en relation producteurs et adhérents pour une revente à prix coutant de produits bio et éthiques. La coopérative est basée à la Maison verte dans le 18ème. Une souplesse dans les tarifs et la mise en place d’une cagnotte solidaire permet de favoriser les plus bas revenus. Les objectifs de la coopérative vont au-delà des achats groupés puisqu’il s’agit par ailleurs de constituer un lieu de réflexion, de débat, de fête et soutenir les initiatives similaires à Paris.http://quartiersentransition.wordpress.com/2011/10/09/lindependante-une-fete-le-12-novembre-et-ouverture-officielle-jeudi-17-novembre/

« le durable partage de nombreuses qualités avec Dieu : concept suprême, omnipotent, omniprésent et omniscient; (…) Sauveur de l’univers et de l’humanité. Comme Dieu, il rassemble des millions d’adeptes. (…)Le Vert est venu sur terre pour représenter le durable : il est son incarnation parmi les hommes. »

début du manifeste « O’Mighty Green », par l’agence STAR. http://st-ar.nl

parfaitement illustré par le buzz lancé par un article du Figaro, sur un projet de végétalisation de la tour Eiffel, par un des grands groupes d’ingénierie français. Ce projet a aussi tôt été démenti par ce groupe, qui en a ainsi profité pour se faire connaître. Le projet représente 600 000 plantes, 70 tonnes de substrat, pour 80 millions d’euros.
ça permet au moins de poser la question de l’utilité du monument et de sa capacité a acquérir une autre fonction que « donner à voir » et à dépasser sa superficialité.

La Ville de Paris envisage le Tram Fret à l’horizon 2013. Le projet est en cours d’expérimentation sur la ligne T3, mené par l’Apur, la Ratp et le Stif. Le concept : deux rames de tramway vont s’insérer dans le trafic du lundi au samedi, en heures creuses (départs à 10h30 et 14h30 environ), sans prendre de voyageurs, sur 8 km entre les stations Pont du Garigliano et Porte d’Ivry.

Chaque tramway pourrait embarquer entre 60 et 80 tonnes, c’est à dire l’équivalent de trois semi remorques (soit l’approvisionnement d’un supermarché par jour). D’ici là, l’enjeu est de créer un partenariat avec des entreprises privées, ou autre.

Read More

Occupy Wall Street

« C’est aujourd’hui la chose la plus importante » dans le monde (Naomi Klein)

Installés depuis bientôt 6 semaines, le mouvement s’organise. Il démontre q’une manifestation peut aller au delà de l’indignation ou la résistance et donner une visibilité à des alternatives concrètes et repenser la société. A partir de ces initiatives informelles et isolées, des groupes de travail des forums ouverts se mettent ainsi en place pour faire émerger des solutions collectives et concrètes.

Une partie mouvement est fortement liée à la permaculture : http://www.occupy-wallstreet.com/permaculture/   qui y trouve ainsi un espace d’expression unique, notamment à travers le Mobile Design Lab.

http://mobiledesignlab.org/

Les hypermarchés connaissent depuis peu un déclin de leur chiffre d’affaire est-ce le signe d’une orientation vers le small?, c’est à dire vers les épiceries de quartier, vers les marchés où vers les circuits courts?. Où à l’inverse un signe d’une plus grande désociabilisation avec le développement du commerce en ligne, ou des « drive », comme un chant du signe, avant la fin du tout automobile?

Quoi qu’il en soit, avec le pétrole cher, c’est la fin de la voiture, donc la fin des hypermarchés périphériques. Face à une désaffection et à une dégradation de leur image, ceux-ci ont essayé ou continuent de tenter de mimer des centre-villes, ou des villages (« la vallée village » à Marne la vallée), ou d’inventer de nouveaux types de loisirs tournés vers la consommation (le « fun shopping »), cf le projet europacity! À Gonesse. Mais leur chiffre d’affaire continuera de décliner et ce ne sera pas seulement dû à l’augmentation des prix qui y sont pratiqués.

Que va t-on faire de ces grandes surfaces d’asphalte ? Retour à la nature?, à l’agriculture (avec conversion en serres : de la boîte à chaussure à la boite à cultures)?, construction de vrais villages ou villes, avec logements, -petits- commerces, services de proximité, etc.?

Image : extrait du sprawlkit (ou kit de réparation de l’étalement urbain), projet Lauréat d’un concours d’urbanisme organisé par Inhabitat et intitulé Reburbia, en 2009

L’espace public doit rester un espace d’échange, de liberté, ou de convivialité, de diversité, parfois de friction, où la citoyenneté, l’urbanité s’exerce. A la fois un espace de représentation et de passage, il souffre parfois d’une appropriation excessive par des groupes privés, isolés, ou des usages surreprésentés (stationnements).

Il est parfois aménagé de manière superficielle, aseptisé ou autoritaire et anxiogène (vidéosurveillance), ou seulement délaissé, sans vocation définie.

Il s’agit d’aller vers une appropriation ou un ré enchantement, pour en faire un lieu d’échange, de rencontre permanente, un espace autogéré, où chacun se sens responsable de sa qualité, des bons usages, de son équilibre.

Des évènements se multiplient pour signaler ses limites, ses excès et démontrer une nécessaire appropriation publique, et collective.

L’enjeu est de donner une vocation, susciter une appropriation collective, conviviale et utile, Par

– des aménagements ouverts à des usages multiples et d’intérêt collectif,

– des espaces de rencontre, d’échange et de diversité,

– une continuité des cheminements sans ruptures, sans clôtures, sans artifices,

– des lieux où la nature reprend place, dans le moindre interstice;

^  Parking Insa de Strasbourg, réinvesti par le collectif Etc., le 11 octobre.

Read More

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer