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[alter]Urbanisme

Selon l’International Council of Shopping Center, un tiers des malls se porte bien, un tiers voient leurs ventes baisser et leur taux de vacance commerciale augmenter et le dernier tiers doit faire face à d’importantes difficultés financières. Conséquence directe de cette situation, toujours selon l’ICSC, environ 1100 malls ont fermé ces dernières années et le terme de deadmall est passé dans le langage courant. Cette crise a forcé les géants du secteur à se réinventer.

En observant la situation du secteur commercial aux Etats-Unis – souvent précurseurs dans ce domaine – les décideurs mondiaux pourrait ainsi favoriser l’émergence d’un nouvel urbanisme “suburbain post-mall”, s’évitant une énième crise urbaine en l’anticipant.

 

http://impressionsurbaines.wordpress.com/2012/02/21/le-mall-est-mort-vive-le-mall-2/

http://spectregroup.wordpress.com/2010/05/27/mall-farming/

http://www.labelscar.com/uncategorized/brian-ulrich-dark-stores-ghostboxes-and-dead-malls

http://clui.org/newsletter/winter-2003/best-dead-mall

Une ville imaginée par des étudiants en Génie des Systèmes Urbains à l’Université de Technologie de Compiègne, lauréate du Prix de l’Ingénierie du Futur 2012», qui donne une vision de ce que serait une ville conçue par des ingénieurs, et …rien que des ingénieurs.

« une ville en 2050 sur la côte atlantique française constituée d’îles flottantes. Le concept est basé sur une approche systémique de l’espace urbain où l’innovation est à l’œuvre pour offrir aux habitants une qualité de vie plus agréable et plus écologique, avec des logements adaptés et adaptables (en alvéoles ou en forme de trépied), des sources d’énergie diverses, vertes et performantes, un réseau d’eau raisonné, un système de transport « éco-bulle » optimisé, une proximité lieu de travail/habitations/commerce et une biodiversité préservée… POLYV’ÎLES constitue un modèle urbanistique d’un nouveau genre qui limite l’étalement urbain sur le continent et qui est évolutif ».

Une sorte de Grande Motte flottante, qui risque surtout de faire rêver Bouygues, Vinci et bien d’autres promoteurs constructeurs.

http://www.syntec-ingenierie.fr/actualites/2012/06/26/edition-speciale-le-prix-de-lingenierie-du-futur-2012-quand-la-jeune-generation-sinvestit-dans-leco-metropole-de-demain/

↑Le terrain vague de Kreuzberg devant accueillir le « Lab » (Image Spiegel Online)

Il y a 3 mois, la fondation Guggenheim annonçait l’annulation de la venue du BMW-Guggenheim Lab sur un terrain vague de Kreuzberg, sous la pression d’activistes locaux.

Une venue qui serait venue accélérer l’embourgeoisement du quartier, par le renchérissement des prix, malgré les bonnes intentions du musée icône de la mondialisation culturelle, allié à un constructeur de voiture pas très réputé pour faire dans la culture populaire, à travers leurs produits sexy tendance. Le laboratoire est déjà passé par New York.,…beaucoup de ville se battraient pour accueillir ce lab, attirées par ce rêve d’être dans le coup, de faire partie de l’élite mondiale de la culture.

Sortie de route berlinoise pour le BMW-Guggenheim-Lab

http://www.lesekovores.com/

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↑L’économie circulaire locale

Friches et ceintures vertes sont valorisées, en faveur de dispositifs « urbagricoles » intégrés dans un environnement urbain. Mis à disposition par la collectivité à des professionnels du monde agricole, les espaces délaissés en proche ou lointaine couronne produisent une polyculture à destination d’une aire de consommation définie, alimentant tant tôt les particuliers, les collectivités d’entreprises ou les cantines scolaires.

Des fermes en kit, rapides d’installation et d’exploitation renommées pour l’occasion « fermes d’urgence » sont sensées appuyer la production et développer en un temps record une filière agricole locale prête à fonctionner.

Des modules sont créés pour s’insérer dans les moindres recoins de la ville, dans les délaissés, dans l’espace public, ils s’adaptent à leur site. Ils développent une relation de proximité entre habitants et production alimentaire en s’insérant au coeur de la ville : poulaillers, composts, toilettes sèches, marchés flottants, ruches, éoliennes, serres, etc.

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http://www.editions-ulmer.fr/livre/reconquerir-les-rues-367-l.htm

« Pourquoi reconquérir les rues ? Parce que c’est là que se joue, sans qu’on en soit toujours conscient, une grande partie de la qualité de la vie dans une ville. Il y a des rues où l’on se sent bien, des rues vivantes — sans forcément être commerçantes —, où l’on se dit qu’on aimerait bien habiter et élever nos enfants. Et puis il y a des rues qui, à l’inverse, nous semblent mornes, stériles, désertes, et qui malheureusement sont devenues plutôt la norme dans notre pays. 
Pourquoi ? Est-ce inéluctable ? Dans ce livre, fruit de ses 30 années d’expérience d’architecte et d’urbaniste, Nicolas Soulier nous montre que ce n’est pas seulement une histoire de voitures (auxquelles on accorde souvent une place disproportionnée), mais surtout une histoire de cadre, qui permet à la vie « spontanée » de s’exprimer ; que cela tient souvent à des détails, des petites modifications qui, accumulées, peuvent avoir de grands effets. 
En France, la situation parait souvent bloquée, stérilisée, et nombreux sont ceux qui pensent que si le progrès a détruit les rues, il faut s’y résoudre sans nostalgie. Après avoir effectué un état des lieux de nos blocages franco-français, Nicolas Soulier nous montre que cette situation n’est pas inéluctable et que de nombreux exemples de « reconquête des rues » fleurissent à travers le monde, mais aussi en France. De ces situations exemplaires, prises en Allemagne, en Suisse, au Danemark, en Angleterre et aux USA, l’auteur tire des conclusions pratiques et propose des pistes d’action pour « reconquérir nos rues ». »

ou le Do It Yourself (DIY) urbain (faites la ville vous même). Ou plutôt Do It CitY yourself.

http://www.cnu.org/sites/www.cnu.org/files/tacticalurbanismvol2final.pdf

Le guide pour reprendre sa ville en main : Guerrilla jardinière, pop-up cafés (cafés éphémères improvisés), vente ambulante, création de bandes cyclables, parking Day etc..

Une manière d’agir à petite échelle pour enclencher un changement à grande échelle.

Les opérations tactical urbanism visent à créer des laboratoires pour l’expérimentation, en général de manière participative, dont les résultats peuvent être observés et mesurés en temps réel. Fait avec peu de moyen et souplesse, les  ajustements sont permanents, les actions peuvent s’améliorer au fur et à mesure de leur reproduction avant leur généralisation.

Même certaines collectivités s’inspirent de ces pratiques pour tester de futurs aménagements. C’est le cas de la requalification de Time Square (nymag.com), dans le but de créer une place sans voiture. C’est aussi ce que fait la ville de Paris, même si ce n’était pas l’objectif de départ avec Paris Plage ou la fermeture de certaines voies le dimanche : c’est une manière de tester certaines pratiques de l’espace public, avant « généralisation ».

Quand testera t’on le périphérique sans voiture?, au moins une journée… pour commencer.

http://www.pop-up-urbain.com/villes-agiles-passage-pieton/

D’après http://www.urbanews.fr/2012/05/09/20683-just-share-it-la-metropole-du-pret-a-partager/#.T7dRa0XUMtE. rédigé d’après d’après l’article « Location Tentation » par Marie Cousin pour le Magazine « Nouvelles Clés N°74

« Just Share It. La société primerait l’usage sur la propriété et les échanges directs entre citoyens sur l’économie centralisée. Les métropoles passeraient donc du modèle « prêt-à-porter » au « prêt-à-partager ». Entrons-nous [enfin] dans l’ère de l’accès pour le plus grand nombre ? Comment la dématérialisation da la propriété influence-t-elle nos pratiques en ville ? Quel avenir pour le développement urbain ?

Ainsi soit-il, nous serions de plus en plus locataires que propriétaires. Face à l’hyperchoix des distributeurs de masse, on préfère le sur-mesure offert par une personne rencontrée par le bouche-à-oreille ou découverte grâce à sa réputation et sa présence web. Outre Atlantique, ce courant est appelé la consommation collaborative. Selon Rachel Botsman et Roo Rogers, auteurs de l’ouvrage « What’s Mine Is (Y)ours : The Rise of Collaborative Consumption« , cela correspond au fait de prêter, louer, donner, échanger des objets via les technologies de l’information et les communautés de pairs »

[..]

« C’est comme si le XXIe siècle remettait en cause la définition de la propriété dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 : « la propriété est un droit inviolable et sacré. »

C’est du moins ce que défend le panarchisme « ensemble des connaissances et des pensées en rapport avec des théories et des pratiques liées au volontarisme non-territorial et aux communautés autonomes (appelées Panarchies) ». En sommes, le Pop-up Hood d’Oakland est un bel exemple de Panarchie. »

Ainsi, en Panarchie, la richesse n’est plus évaluée selon sa valeur matérielle mais selon la capacité d’un individu à accéder à un produit ou service.

 

Quelques sites pour être « prêt à partager » en ville:

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…et si on se passait des feux de circulations, passages piéton, panneaux de signalisation ou autre voies réservées? C’est ce que propose le mouvement Shared Space aux Pays-Bas. Il s’agit de se faire confiance et compter sur l’autorégulation et les seules interactions interpersonnelles entre automobilistes, cyclistes et piétons. Même les trottoirs disparaissent, les piétons peuvent prendre la place qu’il leur faut et l’aumobiliste se sent moins tout puissant dans son espace habituellement réservé. L’absence de règles pousse chacun à se responsabiliser. Plusieurs villes l’ont mis en place depuis 2002 et le nombre d’accident a diminué.

D’après les dernières études de l’Agence Internationale de l’énergie (www.iea.org), le monde va vers une hausse de 6°c au minimum, si aucune action radicale n’est entreprise d’ici 2017 pour remplacer ou mettre à niveau les infrastructures existantes (centrales électriques, usines, bâtiments…), gourmandes en carbone. C’est à dire que l’efficacité énergétique doit s’améliorer au moins 3 fois plus vite qu’au cours des 25 dernières années.

  

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Un groupe de jeunes architectes de Rennes à commencé à réfléchir aux conséquences d’un tel réchauffement (+6°c) sur la ville, en 2008. A Rennes en l’occurrence, puis Dunkerque, et d’autres villes, à l’appui d’images de synthèses. Bref, la ville résiliente en image.

La ville de Paris, du genre optimiste, leur commandé le même exercice, sur une base + 2°c en 2100. Il en résulte 20 cartes postales, qui donneraient presque envie d’y être. Surtout à une période où le bassin de la Villette s’est transformé en banquise, au point de faire appel à un brise glace.

Ces images font malgré tout réfléchir sur le travail d’adaptation à engager : plus aucune voiture, agriculture urbaine, brumisateurs, fermes sur les toits, etc.

L’exposition de leur travail est en cours. Jusqu’au 25 février au Pavillon de l’eau.

http://www.etalors.eu/site/index.html

Un exercice d’anticipation sous forme de fictions qu’on peut rapprocher du travail des ekovores. Des designers, cette fois, de Nantes, s’appuyant sur des animations vidéo.

http://lesekovores.com/

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