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Archives de Tag: Végétalisation

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Adeptes du greenwashing, les architectes placent de plus en plus d’arbres sur leurs images de synthèse, sans vraiment se demander si ça pousse vraiment. C’est à dire est ce que les arbres peuvent supporter les conditions climatiques (vent, froid,…), la problématique d’arrosage, la quantité de substrat nécessaire,  etc. ?

http://persquaremile.com/2013/03/07/trees-dont-like-it-up-there/

Moins loin, en France, une première expérience montre ses limites, même avec uniquement du bambou (pas très connu pour être une plante difficile) :

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http://parisisinvisible.blogspot.ca/2011/05/tower-flower.html

Ce serait pas mal si en plus de vouloir planter  les balcons, toitures ou autres terrasses on s’occupait de préserver ou développer les arbres dans des conditions plus naturelles, en plein terre dans des friches ou autres espaces délaissés.

« Urban Air » est le projet d’un artiste, Stephen Glassman qui vise à transformer les panneaux publicitaires en jardins  suspendus. Réinvestir une infrastructure désuète est une bonne idée qui à un coût : 100 000$. Ce qui risque de limiter l’action à une simple performance artistique, mais a le mérite de poser la question du devenir des infrastructures publicitaires.

De nombreuses villes canadiennes interdisent la mise en place de potagers en façade de leur habitation et imposent 30% de gazon. Un couple a eu l’idée d’en mettre un en place, ce printemps, à Drummondville (au Quebec).

Le 18 juillet 2012, les deux jardiniers ont reçus une lettre de la mairie exigeant que 30 % de la cour avant soit «engazonnée» d’ici cinq jours sous peine d’amendes quotidiennes de 100 à 300 $. “C’est une question de cohésion de la trame urbaine” d’après les responsables de la communeL’application de la décision de la décision a vite été reportée au 1er Septembre (question de crédibilité pour la mairie).

↑Je jardin, avant

 http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/354907/porte-etendard-malgre-eux-de-l-agriculture-urbaine

Entre temps, cette décision a suscité une levée de bouclier, au delà du Quebec et l’appui de plus de 35 000 personnes ayant signé des pétitions.

La mairesse les a finalement invité au conseil municipal du 13 Août, puis à participer à la préparation un nouveau règlement qui autorisera et encadrera les potagers de façade à Drummondville. C’est donc une victoire pour les potagers urbains.

↑Après!

 Espérons que cela consacre la fin d’une hégémonie, celle du gazon et fasse prendre conscience de l’utilité potentielle du moindre espace et faire naître une « esthétique comestible » dans le monde périurbain.

Le blog de ces deux terroristes : http://www.lepotagerurbain.com/

<p><a href= »http://vimeo.com/40399899″>Up On The Farm (trailer)</a> from <a href= »http://vimeo.com/user2003907″>Diane Nerwen</a> on <a href= »http://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

Brooklyn Grange, une ferme localisée sur un toit, initialement située dans le Queens, vient de célébrer sa première récolte. Il s’agit de la plus grande ferme sur un toit de New York. La ferme a reçu 595 730 $ de subventions de la part de la ville, dans le cadre de son programme « Green Infrastructure », qui vise entre autre à adapter les règlements d’urbanisme pour valoriser les espaces disponibles en toiture et rendre accessible les bâtiments industriels et commerciaux pour une production alimentaire. Brooklyn Grange compte produire 9 tonnes par an. L’hivers, la ferme met en place des trèfles ou autre plantes à fourrage pour amender le sol et limiter l’érosion. La ferme comprend par ailleurs 30 ruches produisant 680 kg de miel par an.

http://www.brooklyngrangefarm.com/

ou le Do It Yourself (DIY) urbain (faites la ville vous même). Ou plutôt Do It CitY yourself.

http://www.cnu.org/sites/www.cnu.org/files/tacticalurbanismvol2final.pdf

Le guide pour reprendre sa ville en main : Guerrilla jardinière, pop-up cafés (cafés éphémères improvisés), vente ambulante, création de bandes cyclables, parking Day etc..

Une manière d’agir à petite échelle pour enclencher un changement à grande échelle.

Les opérations tactical urbanism visent à créer des laboratoires pour l’expérimentation, en général de manière participative, dont les résultats peuvent être observés et mesurés en temps réel. Fait avec peu de moyen et souplesse, les  ajustements sont permanents, les actions peuvent s’améliorer au fur et à mesure de leur reproduction avant leur généralisation.

Même certaines collectivités s’inspirent de ces pratiques pour tester de futurs aménagements. C’est le cas de la requalification de Time Square (nymag.com), dans le but de créer une place sans voiture. C’est aussi ce que fait la ville de Paris, même si ce n’était pas l’objectif de départ avec Paris Plage ou la fermeture de certaines voies le dimanche : c’est une manière de tester certaines pratiques de l’espace public, avant « généralisation ».

Quand testera t’on le périphérique sans voiture?, au moins une journée… pour commencer.

http://www.pop-up-urbain.com/villes-agiles-passage-pieton/

« le durable partage de nombreuses qualités avec Dieu : concept suprême, omnipotent, omniprésent et omniscient; (…) Sauveur de l’univers et de l’humanité. Comme Dieu, il rassemble des millions d’adeptes. (…)Le Vert est venu sur terre pour représenter le durable : il est son incarnation parmi les hommes. »

début du manifeste « O’Mighty Green », par l’agence STAR. http://st-ar.nl

parfaitement illustré par le buzz lancé par un article du Figaro, sur un projet de végétalisation de la tour Eiffel, par un des grands groupes d’ingénierie français. Ce projet a aussi tôt été démenti par ce groupe, qui en a ainsi profité pour se faire connaître. Le projet représente 600 000 plantes, 70 tonnes de substrat, pour 80 millions d’euros.
ça permet au moins de poser la question de l’utilité du monument et de sa capacité a acquérir une autre fonction que « donner à voir » et à dépasser sa superficialité.

On ne triomphe de la nature qu’en lui obéissant. (Francis Bacon).

La nature et la biodiversité sont loin d’être incompatible avec la ville, au contraire, les supports sont démultipliés. La ville permet de passer de la 2D à la 3D, puisque les murs peuvent être mis à profits, tel que le tronc d’un arbre dans un un milieu naturel dense.

La présence végétale reste bien souvent terne, aseptisée, un végétal minéralisé, sans utilité autre que favoriser la vue.

or la ville constitue ainsi un écosystème avec un fonctionnement complexe, sa flore et sa faune, ses flux entrant et sortant, son évolution au cours du temps. Le niveau de la biodiversité sur lequel on possède le plus d’informations est celui de la diversité spécifique

Paris n’est pas un desert de biodiversité, limité aux pigeons. Plus de 1400 espèces ont été recensées à Paris intra muros, contre 1800 en île de France.

La nature ne se résume pas à la présence des jardins, squares etc. Elle a pour vocation à prendre possession des murs, des toits, des terrasses, des délaissés, des abords des infrastructures.

70% des Français déclarent prendre en compte la proximité des squares et parcs dans le choix de leur habitation (enquête ipsos, 2008).

Par sa présence en ville, elle peut jouer les synergies et se mettre au service de l’homme, sans compromettre l’agrément, l’aspect esthétique. Les deux doivent être mis à profit, les fleurs auront un intérêt mellifères, les plantes seront comestibles, le végétal contribuera à lutter contre les ilôts de chaleur, à améliorer la santé de ses habitants.

Liens

http://www.natureparif.fr/www.grainedejardin.frwww.jardinons-ensemble.orghttp://jardins.wordpress.com/
http://jardins-partages.org/

 Potogreen. Potolaid versus potobo

Palais de Tokyo

Maison de la plage, Rue Denoyez

Cité végétale, par Schuitten

[en construction]

↑Paris 2100, par le collectif et alors

Une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) a recensé dans la capitale un potentiel de 314 ha de toits plats susceptibles d’être « végétalisés » . Un toît végétalisé à plusieurs intérêts : l’isolation du bâtiment (sachant que c’est par les toits qu’une grande partie de la chaleur s’échappe), on peut économiser jusqu’à 5°C l’été; l’absorption de la pollution, la réduction des îlots de chaleur, surface tampon pour les eaux pluviales etc.

http://www.rooftopgardens.ca/ :

Des jardins sur les toits est un projet d’Alternatives, un réseau d’action et de communication pour le développement international.

En France, peu d’acteurs se sont appropriés le sujet. A noter cependant : Les jardiniers du ciel, collectif récemment constitué à Paris, actuellement en quête d’un site et de partenaires, pour mettre en place son premier projet, en suivant les principes de la permaculture.

Au delà d’une simple végétalisation, c’est vers une multiplication des usages, des fonctions qu’il s’agit d’aller. La végétalisation se limite souvent actuellement, à la pose de Sedum (plante couvrante, nécessitant peu d’entretien). chaque toiture doit être considérée comme un sol ou un support d’usages.

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