ou le Do It Yourself (DIY) urbain (faites la ville vous même). Ou plutôt Do It CitY yourself.

http://www.cnu.org/sites/www.cnu.org/files/tacticalurbanismvol2final.pdf

Le guide pour reprendre sa ville en main : Guerrilla jardinière, pop-up cafés (cafés éphémères improvisés), vente ambulante, création de bandes cyclables, parking Day etc..

Une manière d’agir à petite échelle pour enclencher un changement à grande échelle.

Les opérations tactical urbanism visent à créer des laboratoires pour l’expérimentation, en général de manière participative, dont les résultats peuvent être observés et mesurés en temps réel. Fait avec peu de moyen et souplesse, les  ajustements sont permanents, les actions peuvent s’améliorer au fur et à mesure de leur reproduction avant leur généralisation.

Même certaines collectivités s’inspirent de ces pratiques pour tester de futurs aménagements. C’est le cas de la requalification de Time Square (nymag.com), dans le but de créer une place sans voiture. C’est aussi ce que fait la ville de Paris, même si ce n’était pas l’objectif de départ avec Paris Plage ou la fermeture de certaines voies le dimanche : c’est une manière de tester certaines pratiques de l’espace public, avant « généralisation ».

Quand testera t’on le périphérique sans voiture?, au moins une journée… pour commencer.

http://www.pop-up-urbain.com/villes-agiles-passage-pieton/

La ville de Seattle prévoie de mettre en place une forêt comestible de près de 3 hectares, à près de 3km du cœur de la ville, dans le quartier du Beacon, dans le but de produire du bois et de la nourriture en libre service, pour les habitants du quartier et les visiteurs. Le projet est directement inspiré des principes de la permaculture, il visera à recréer un écosystème pérenne au et sera un des premier de ce type aux Etats-Unis.

Située dans un des quartiers populaires de Seattle, la forêt aura une fonction sociale, entre autre grâce aux fruitiers en libre service qu’elle mettra à disposition.

Le projet est déjà engagé et doit se mettre en place sur plusieurs années, porté initialement par les Friend of the Food Forest, puis mis en place par la ville.

http://beaconfoodforest.weebly.com/

Les forêts urbaines commencent à revenir dans l’actualité en France, mais sans prendre en compte leur utilité réelle. Ces projets perçoivent rarement la forêt en tant outil de résilience, qui va au delà du simple outil de récréation ou respiration pour les espaces urbains alentours (avec augmentation de leur valeur immobilière).

Les effets sont en effet multiples:

– apports en matériaux;

– séquestration du CO2;

– source de biodiversité;

– apport en nourriture;

– amélioration du climat urbain (lutte contre les îlots de chaleur etc.);

A quand des forêt comestibles urbaines à Paris? La forêt linéaire, dans le 19ème? Peuvent elles être des outils de reconquête des espaces urbains délaissés?

http://semavip.digitalmeanings.fr/nos-projets/les-projets-en-cours/claude-bernard/la-foret-lineaire

« […] un ensemble de transformations et de flux de matière et dʼénergie intervenant dans le cycle de vie dʼune zone urbaine. La ville est alors représentée comme un écosystème qui gère ses entrants et ses sortants par la régulation, ainsi qu’une ‘unité métabolique complexe avec un ensemble dʼentrées (matières premières, produits semi-finis, produits alimentaires, etc.), de transformations (de ces matières, produits semi-finis, etc.) et de sorties (produits manufacturés, déchets gazeux, liquides et solides, etc.)’ Cet écosystème, composé de sous-systèmes, concentre un nœud de transferts de flux de matière et dʼénergie quʼil utilise et transforme pour satisfaire ses besoins, maintenir sa stabilité ou étendre son influence. Ces flux sont dégradés sous forme de déchets, de nuisances et d’énergie dissipée [Bochet et Cunha (2003)]. »

Schéma de principe d’un Métabolisme Urbain, Hammarby Sjöstad – Stockholm

http://www.ecoblogique.fr/blog/2011/03/invite-du-mois-un-equilibre-villenature-paradoxale/

D’après http://www.urbanews.fr/2012/05/09/20683-just-share-it-la-metropole-du-pret-a-partager/#.T7dRa0XUMtE. rédigé d’après d’après l’article « Location Tentation » par Marie Cousin pour le Magazine « Nouvelles Clés N°74

« Just Share It. La société primerait l’usage sur la propriété et les échanges directs entre citoyens sur l’économie centralisée. Les métropoles passeraient donc du modèle « prêt-à-porter » au « prêt-à-partager ». Entrons-nous [enfin] dans l’ère de l’accès pour le plus grand nombre ? Comment la dématérialisation da la propriété influence-t-elle nos pratiques en ville ? Quel avenir pour le développement urbain ?

Ainsi soit-il, nous serions de plus en plus locataires que propriétaires. Face à l’hyperchoix des distributeurs de masse, on préfère le sur-mesure offert par une personne rencontrée par le bouche-à-oreille ou découverte grâce à sa réputation et sa présence web. Outre Atlantique, ce courant est appelé la consommation collaborative. Selon Rachel Botsman et Roo Rogers, auteurs de l’ouvrage « What’s Mine Is (Y)ours : The Rise of Collaborative Consumption« , cela correspond au fait de prêter, louer, donner, échanger des objets via les technologies de l’information et les communautés de pairs »

[..]

« C’est comme si le XXIe siècle remettait en cause la définition de la propriété dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 : « la propriété est un droit inviolable et sacré. »

C’est du moins ce que défend le panarchisme « ensemble des connaissances et des pensées en rapport avec des théories et des pratiques liées au volontarisme non-territorial et aux communautés autonomes (appelées Panarchies) ». En sommes, le Pop-up Hood d’Oakland est un bel exemple de Panarchie. »

Ainsi, en Panarchie, la richesse n’est plus évaluée selon sa valeur matérielle mais selon la capacité d’un individu à accéder à un produit ou service.

 

Quelques sites pour être « prêt à partager » en ville:

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…et si on se passait des feux de circulations, passages piéton, panneaux de signalisation ou autre voies réservées? C’est ce que propose le mouvement Shared Space aux Pays-Bas. Il s’agit de se faire confiance et compter sur l’autorégulation et les seules interactions interpersonnelles entre automobilistes, cyclistes et piétons. Même les trottoirs disparaissent, les piétons peuvent prendre la place qu’il leur faut et l’aumobiliste se sent moins tout puissant dans son espace habituellement réservé. L’absence de règles pousse chacun à se responsabiliser. Plusieurs villes l’ont mis en place depuis 2002 et le nombre d’accident a diminué.

Il y trop de bandes bagnolables dans votre rue?, il manque des bandes cyclables?… n’attendez pas, faites les vous même

http://www.good.is/post/better-bikeways-guerrilla-improvements-and-diy-signage/

http://urbanrepairs.blogspot.fr/

http://thisbigcity.net/wikilane-how-citizens-built-their-own-bicycle-network/

http://cca-actions.org/actions/illicit-stencil-saves-cyclists

WikiLane – How Citizens Built their own Bicycle Network

 

 

Les villes ont progressivement perdu contact non seulement avec la nature, mais aussi avec leur composante nourricière. Autrefois présents au cœur de la ville et à son pourtour, maraîchers et vergers se sont trouvés atteins par l’étalement urbain et la spéculation immobilière. Il en résulte un paysage urbain banalisé, artificialisé et une insécurité alimentaire accrue.

Avec la montée des prix du pétrole et plus généralement la crise écologique et sociale, de nouveaux rapports de proximité sont à réinventer, avec des productions vivrières locales et  une plus grande place à la biodiversité, au cœur de la ville.

L’enjeu est de renouer avec l’idée d’une ville comestible, où chaque espace vert a une utilité autre que d’être regardé, où chaque espace public laisse place à une appropriation collective et non exclusive, où les espaces « délaissés » ne le sont plus et font l’objet d’une valorisation « comestible ».

Le développement de vergers urbains sera une des composantes fortes du mouvement, en complémentarité avec les jardins partagés. Le projet consiste entre autre à ramener en ville les arbres fruitiers et les plantes comestibles qui les accompagnent, de les rendre accessibles à tous.

Les apports, les fonctions des arbres fruitiers en ville sont multiples et vont au delà de l’apport nutritionnel :

  • Produire localement de la nourriture;
  • Sensibiliser à l’alternance des saisons, développer un nouveau rapport à la nature et à ses ressources, y compris en milieu urbain dense;
  • Développer les rencontres, les échanges, autour des moments de plantation et des récoltes;
  • Favoriser la conservation, la diffusion de variétés anciennes et plus généralement la biodiversité;
  • Qualifier l’espace, apporter le végétal au cœur de la ville;
  • Améliorer le climat urbain (Capter le CO2, Améliorer la qualité de l’air, Rafraîchir la ville);

 

Le 7 février 2012, Maurice Leroy, ministre de la ville chargé du Grand Paris et Patrick Braouzec, président de Paris Métropole, ont remis le label Grand Paris à vingt-deux  projets  dont celui de l’aménagement de la plaine de Pierrelaye-Bessancourt à Michel Vallade, maîre de Pierrelaye et Jean-Christophe Poulet, maire de Bessancourt et président de l’Entente*

 

Les objectifs du projet retenu par le jury qui  sont :

–          de  créer d’ici 2017 une forêt périurbaine de 1000 hectares ,

–          de maintenir l’activité agricole sur 400 hectares environ de terrains non pollués,

–          d’urbaniser des franges avec la création de 6000à 8000 logements, d’activités économiques et d’équipements publics,

–          de valoriser le patrimoine naturel de la plaine agricole.

 

Cette plaine est connue pour être maudite, puis qu’elle a accueillie pendant des décennies les boues d’épandage des égouts parisiens. Jusqu’au moment où compte tenu de la gravité de la pollution on a interdit toute culture vivrière.

 

L’idée d’y implanter une forêt est donc bienvenue et peut facilement bénéficier à la communication du Grand Paris. Puisqu’elle contribue à donner forme à la ceinture verte régionale. Mais «LA » forêt risque d’être bien seule, puisque le reste de la ceinture verte est loin d’être continu et risque d’être gravement attaqué plus par certains projets, labellisés Grand Paris Justement (Triangle de Gonesse, plateau de Saclay etc.) et localisés par contre sur des terres vraiment fertiles. C’est à dire pas trop polluées. Si le Grand Paris a justifié son utilité pour réaliser un métro Express (c’est à dire une boucle continue à l’échelon régional), la création d’une ceinture verte devrait pouvoir être effective à moindre frais et en toute logique. A condition de démonter la valeur ajouté apportée par cette ceinture, qui va au delà de l’intérêt paysager ou de la captation du carbone (ce qui ressort principalement du projet de forêt Pierrelay-Bessancourt). C’est à dire que cette forêt pourrait avoir des fonctions multiples, combinant l’agroforesterie (ou « forêt comestible »), production de bois, réserves de biodiversité, lieux de respiration pour la ville etc. Read More

D’après les dernières études de l’Agence Internationale de l’énergie (www.iea.org), le monde va vers une hausse de 6°c au minimum, si aucune action radicale n’est entreprise d’ici 2017 pour remplacer ou mettre à niveau les infrastructures existantes (centrales électriques, usines, bâtiments…), gourmandes en carbone. C’est à dire que l’efficacité énergétique doit s’améliorer au moins 3 fois plus vite qu’au cours des 25 dernières années.

  

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Un groupe de jeunes architectes de Rennes à commencé à réfléchir aux conséquences d’un tel réchauffement (+6°c) sur la ville, en 2008. A Rennes en l’occurrence, puis Dunkerque, et d’autres villes, à l’appui d’images de synthèses. Bref, la ville résiliente en image.

La ville de Paris, du genre optimiste, leur commandé le même exercice, sur une base + 2°c en 2100. Il en résulte 20 cartes postales, qui donneraient presque envie d’y être. Surtout à une période où le bassin de la Villette s’est transformé en banquise, au point de faire appel à un brise glace.

Ces images font malgré tout réfléchir sur le travail d’adaptation à engager : plus aucune voiture, agriculture urbaine, brumisateurs, fermes sur les toits, etc.

L’exposition de leur travail est en cours. Jusqu’au 25 février au Pavillon de l’eau.

http://www.etalors.eu/site/index.html

Un exercice d’anticipation sous forme de fictions qu’on peut rapprocher du travail des ekovores. Des designers, cette fois, de Nantes, s’appuyant sur des animations vidéo.

http://lesekovores.com/

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