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Ville végétale

http://www.boredpanda.com/nature-reclaiming-civilization/

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Sous les pavés, la terre. L’engagement de l’association parisienne Vergers urbains, dédiée à l’introduction d’arbres fruitiers dans l’espace citadin, prend parfois une tournure des plus réjouissantes. C’est le cas lorsque l’association repère des espaces délaissés, désertés plus ou moins provisoirement ou lorsqu’un carré de béton ou de bitume se prête à la reconquête végétale.

 

Quand on fait sauter les dalles de béton...

Ainsi, il y a quelques mois, sur un grand trottoir situé devant le siège même de l’association dans le XVIIIe arrondissement de la capitale, les jardiniers bénévoles ont fait sauter les dalles de béton, décaissé, amené de la terre, puis semé et planté les végétaux les plus variés. Le tout a été réalisé avec l’accord du bailleur. Les voisins ont suivi le mouvement et de temps en temps, viennent enfoncer un pépin ou effectuer une plantation. Dans quelques années, ce sera la jungle !

Ces dangereux activistes projettent de faire de même à un jet de noyau de pêche de là, dans la rue Philippe-de-Girard, toujours dans le XVIIIe. Sur l’emplacement d’un ancien garage automobile, entre deux immeubles se cache un terrain sans doute copieusement pollué et d’apparence encore peu hospitalière.

 

Sur le site pollué d'un ancien garage, les plantes font de la résistance

L’endroit est privé mais une déclaration d’utilité publique est en cours d’instruction, avec en vue la construction de logements. Les militants de Vergers urbains ont d‘autres projets en tête, à base de végétaux plutôt que de béton. Ces dernières semaines, ils ont déblayé les gravats – remplacés par des copeaux de bois – , improvisé un bassin aquatique et aménagé un hôtel à insectes ; un buddleïa (appelé aussi arbre à papillons) de belle envergure a été dégagé pour qu’il puisse mieux respirer.

 

Soit dit en passant, sur ce sol manifestement dégradé, le buddleia réussit non seulement à pousser tout seul mais aussi à fabriquer un début de substrat nourricier. Résilience… « Nous avons notre propre interprétation de l’utilité publique, fait remarquer Sébastien Goelzer, coordinateur de Vergers urbains. En favorisant la biodiversité dans un lieu aussi abîmé, nous contribuons à « agrader » la ville, par opposition à ce qui la dégrade. Espérons que la Ville de Paris aura elle aussi envie de conserver cet endroit. »
Jean-Philippe Pié

http://regains.info/2014/09/24/agrader-la-ville/#more-169

 

Projet polymorphe pour une ville comestible et résiliente

Le Jardin Mobile est un projet polymorphe qui consiste à développer des modules végétalisés, multifonctionnels. Une manière de requestionner l’espace urbain grâce à un projet simple et souple, facilement appropriable par les habitants. Ces modules portent un concentré de services [éco]systémiques, tournés les citadins : production de nourriture, revalorisation de l’espace public, lutte contre les ilots de chaleur  urbains, biodiversité, lien social etc.

L’installation qui vise à donner une nouvelle dimension à l’espace public, à créer un espace porteur de sens, de rencontres et d’inattendu. L’espace urbain devient ici un bien commun qui bénéficie tant au végétal qu’aux citadins.

Un projet participatif

Le processus de construction compte au moins autant que le résultat. Conçu par ses potentiels usagers eux mêmes, par les habitants, à partir des matériaux du quotidien, cette installation vise à démontrer qu’avec peu de choses il est possible de donner une nouvelle dimension à l’espace urbain : une dimension humaine et comestible.

Ils s’agit à travers ce projet de développer un processus alternatif de production d’espace public, permettant de préfigurer et expérimenter, par des ajustements permanents et au préalable de la mise en œuvre d’espaces urbains définitifs.

Processus

Un espace modulaire intégré

Ces modules, sont conçus à partir des ressources de la ville, des matériaux locaux, parfois considérés comme des déchets : la palette, rehaussée par des éléments en bois, suffisamment pérennes pour résister aux aléas de la vie urbaine. Le compost compose une partie du substrat.

Ce sont des condensés d’écosystèmes sur 80x120cm, adaptés à leur contenu : arbres fruitiers, fruitiers palissés, porte-greffes, arbustes, plantes grimpantes, ou seulement comestibles ou aromatiques.

Plus que des jardinières, ce sont des modules multifonctionnels, supports tant pour le végétal que pour les humains, grâce à la mise en place d’assises et d’espaces de rangement pour accueillir différents outils du quotidiens. Ce sont aussi des supports pédagogique d’information. Parmi les modules envisagés :serre, fruitiers, potagers, pépinières, mobiliers urbains intégrés, modules pédagogiques, sur la vie du sol, les plantes sauvages comestibles, la biodiversité (hôtel à insecte), module aquaponique, cuisine mobile, exposition etc.

Leur agencement vise à favoriser la création d’un espace convivial, un  lieu de rencontre, de découverte et de concertation sur le devenir du quartier.

schéma ecopad style

↑Schéma de principe pour un circuit [hyper] court dédié à un échantillon d’espace public

 

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http://villecomestible.org/category/jardin-mobile/

http://villecomestible.org/projet-vergers-urbains/le-jardin-mobile/

contact@villecomestible.org

PORTRAIT. La ville comestible n’est plus une utopie. Avec son projet « Vergers urbains », un réseau de pionniers plante dans tout Paris et voit plus grand.

Source : http://gpmetropole.fr/blog/la-conquete-citoyenne-des-fruits/

Parvis hotel de ville

 

L’agriculture plante sa graine en ville. Loin des faramineux projets de grandes fermes urbaines, de serres géantes et totems post-modernes, l’initiative est avant tout citoyenne, relayée à petits pas par les pouvoirs publics. Les pionniers sont associatifs et oeuvrent à l’échelle locale. Il s’appellent Guerilla gardening, Toits vivants, Ville comestible… Le festival d’Agriculture Urbaine qui s’est tenu du 1er au 4 mai dans le cadre des Utopies concrètes est devenu leur vitrine emblématique. Il rebondira entre le 30 juin et le 2 juillet lors des Ateliers d’été de l’agriculture urbaine et de la biodiversité sous la Halle Pajol du 18ème arrondissement.

Micro-forêt comestible

À une centaine de mètres de là, le QG de Ville comestible et Toits vivants est empli de pots où germent des plantes, de sacs de terre et d’outils de jardinage. Sous leurs fenêtres, le petit verger urbain qu’ils ont créé fin mars, placette Pajol. « L’espace appartient au bailleur de l’immeuble, explique Sébastien Goelzer, coordinateur de Ville comestible. Les habitants voulaient en faire quelque chose, la Ville leur a conseillé de nous contacter alors que venions d’emménager ici. On a travaillé avec les associations du quartier, avec des jeunes des écoles en chantier éducatif et les habitants qui sont venus nous donner un coup de main. » Quelques mètres carrés suffisent parfois pour créer du lien social, du bien commun, des rencontres. C’est pas grand chose 9 m3 de terre, c’est pas grand chose quelques groseillers, des framboisiers, des fraisiers et des aromates, mais avec son projet « Vergers urbains », Ville comestible essaime.

Placette Pajol

Lancé il y a deux ans de manière informelle, le projet met en réseau paysagistes, urbanistes, jardiniers, artistes, animateurs sociaux, acteurs issus des villes en transition ou de la permaculture. Il prend la forme d’un puzzle, occupant les friches et les espaces minéralisés, dès que l’occasion se présente. Quelques jours avant la placette Pajol, « Vergers urbains » investissait le square Fleury dans le 20ème arrondissement et y plantait une dizaine d’arbres (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers…) et une quinzaine d’arbrisseaux (groseillers, caseillers) dans l’idée de constituer une petite forêt comestible. La veille, au 129 boulevard Ney, dans le 18ème arrondissement, sept arbres fruitiers étaient plantés par des enfants et leurs parents en pied d’immeuble. Plantations dans des jardins partagés, au mur à pêches de Montreuil, événement sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris avec la constitution d’une micro-forêt comestible en juin 2013, interventions pédagogiques dans les écoles, installation de bacs mobiles lors des Ateliers d’été de l’agriculture urbaine… « Vergers urbains » multiplie les interventions pour promouvoir la ville fruitière et garde « en pots » une dizaine de projets sur Paris et proche banlieue.

Square Fleury

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Durant 5 jours, à travers des espaces symboliques de la capitale ou de la région, qui parfois focalisent l’attention,  actions concrètes, débats, moments festifs et réflexions rythmeront ce festival.  Au delà de l’évènement  il s’agira d’enclencher une action permanente, vertueuse et participative.

La nécessité de produire en circuits courts des aliments sains, sans produits chimiques, fait de plus en plus consensus mais les solutions divergent, de même que les priorités. Les terres agricoles représentent près de la moitié des terres en île de France mais seule une très faible partie de la production est consommée localement.

Elles disparaissent en moyenne au rythme de 1650 ha par an dans la région, effacées par des projets souvent hors d’échelles, qui se cachent derrière des toitures ou des murs végétalisés et panneaux solaires.

Des jardins poussent sur les toits de centres commerciaux, des jardins potagers éphémères sont créés pour 3 jours sur des lieux culturels, sponsorisés par des constructeurs automobiles. Ailleurs, des serres verticales, en hydroponie hors de prix ou dispendieuses en énergie et déconnectées de leur environnement font parler les médias. La ville de Paris lance un appel à « végétalisation innovante », qui risque de faire fleurir des projets «greenwashisants», loin des préoccupations locales et des questions liées à l’autosuffisance alimentaire alors qu’en parallèle, des aménagements stériles continuent de se développer.

Parallèlement, des initiatives alternatives existent, se multiplient et portent une autre vision de la ville, une ville plus comestible, en agissant pas seulement sur quelques portions mises sous serre ou en scène.

Le temps est donc venu de se poser la question de la place des citadins dans cette dynamique et du rapport qu’ils peuvent entretenir avec l’espace public, de laisser libre cours à leurs projets sur les espaces urbains délaissés.

PROGRAMME

Lundi 1er mai 15h :  Le Jour des Tournesols (Sun Flower Day), porté par la Guerilla Gardening, sera l’occasion « d’encercler » Paris de plantations. guerilla-gardening-france.fr
Lieu : devant l’atelier C’est Pointé, croisement rue Vitruve / rue des Orteaux.

Jeudi 2 mai 19h : Rencontre / Débat. Des Jardins collectifs à l’espace public : Quelle place pour l’agriculture urbaine? Animation par Frédérique Basset (Graine de Jardin), avec Jacky Libaud, Sandrine Baudry, Marie Dehaene, la Guerilla Gardening, …
Lieu : Maison des Acteurs du Paris Durable. 21, rue des Blancs Manteaux 75004

Vendredi 3 mai 14h-19h : l’Apiculture en pratique. avec Miel de quartier.
Lieu :  71 bis rue Pierre de Montreuil, 93200 Montreuil

Vendredi 3 mai 19h  : des abeilles aux fruits. Interventions autour de l’apiculture et ses produits, du frugivorisme et des vergers urbains. PAF : un fruit.  Au menu : Sangria et salade de fruits et musique.
Lieu : à confirmer

Samedi 4 Mai : Une journée d’action autour de l’alimentation et l’agriculture urbaine, portée par Les Incroyables comestibles et Montreuil en Transition, en lien avec le festival Tous Acteurs à Montreuil.http://montreuilentransition.fr/tous-acteurs/

Dimanche 5 Mai 10h30-19h : Journée de la Permaculture : l’agriculture urbaine est sur la bonne voie. Des actions concrètes collectives aux abords de la petite ceinture parisienne. (entrée Rue Florian). Initiation Permaculture, ateliers pratiques de jardinage, balade autour des plantes comestibles, musique, picnique, transhumance, troc de graine, scéance de yoga reliance collective, scène ouverte, les graines en folie, …

et aussi, le 12 mai sur la grande ceinture vivrière (avec l’association Relocalisons à Chènevières sur Marne) avec  des actions concrètes d’agriculture périurbaine.

Toutes les infos à jours (lieux, horaires, logistique etc.) seront sur festivaldesutopiesconcretes.org/festival-agriculture-urbaine/
Si vous souhaitez participer à l’organisation ou proposer des actions ou ateliers : contact@villecomestible.org

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Les géants américains des nouvelles technologies (Apple, Google, Facebook) se refont un nouveau siège bien green. Tout y est : Éoliennes, panneaux solaires, Jardins sur les toits, économies d’énergie (au sein du bâtiment), végétation abondante, etc. Ce qui ferait presque oublier plusieurs couacs : Le nombre de stationnements : 1499 stationnements pour les 2800 employés de Facebook (Ratio : 1.86), 10 500 places pour les 14 200 employés de Apple (Ratio : 1.35).  Résultat : plus de 50% de l’énergie du bâtiment dépensé par le déplacement domicile travail des employés. Puisque biensûr, ces bureaux sont implantés en lointaine périphérie, sur des terres anciennement naturelles ou agricoles.

http://www.treehugger.com/green-architecture/lets-stop-calling-new-headquarters-apple-facebook-and-google-green-look-parking-ratios.html

C’est une aberration qui nous guette avec la « Silicon Valley » d’île de France : Le Plateau de Saclay. Futur lieu phare du greenwashing

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Adeptes du greenwashing, les architectes placent de plus en plus d’arbres sur leurs images de synthèse, sans vraiment se demander si ça pousse vraiment. C’est à dire est ce que les arbres peuvent supporter les conditions climatiques (vent, froid,…), la problématique d’arrosage, la quantité de substrat nécessaire,  etc. ?

http://persquaremile.com/2013/03/07/trees-dont-like-it-up-there/

Moins loin, en France, une première expérience montre ses limites, même avec uniquement du bambou (pas très connu pour être une plante difficile) :

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http://parisisinvisible.blogspot.ca/2011/05/tower-flower.html

Ce serait pas mal si en plus de vouloir planter  les balcons, toitures ou autres terrasses on s’occupait de préserver ou développer les arbres dans des conditions plus naturelles, en plein terre dans des friches ou autres espaces délaissés.

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