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[alter]Urbanisme

Les hypermarchés connaissent depuis peu un déclin de leur chiffre d’affaire est-ce le signe d’une orientation vers le small?, c’est à dire vers les épiceries de quartier, vers les marchés où vers les circuits courts?. Où à l’inverse un signe d’une plus grande désociabilisation avec le développement du commerce en ligne, ou des « drive », comme un chant du signe, avant la fin du tout automobile?

Quoi qu’il en soit, avec le pétrole cher, c’est la fin de la voiture, donc la fin des hypermarchés périphériques. Face à une désaffection et à une dégradation de leur image, ceux-ci ont essayé ou continuent de tenter de mimer des centre-villes, ou des villages (« la vallée village » à Marne la vallée), ou d’inventer de nouveaux types de loisirs tournés vers la consommation (le « fun shopping »), cf le projet europacity! À Gonesse. Mais leur chiffre d’affaire continuera de décliner et ce ne sera pas seulement dû à l’augmentation des prix qui y sont pratiqués.

Que va t-on faire de ces grandes surfaces d’asphalte ? Retour à la nature?, à l’agriculture (avec conversion en serres : de la boîte à chaussure à la boite à cultures)?, construction de vrais villages ou villes, avec logements, -petits- commerces, services de proximité, etc.?

Image : extrait du sprawlkit (ou kit de réparation de l’étalement urbain), projet Lauréat d’un concours d’urbanisme organisé par Inhabitat et intitulé Reburbia, en 2009

L’espace public doit rester un espace d’échange, de liberté, ou de convivialité, de diversité, parfois de friction, où la citoyenneté, l’urbanité s’exerce. A la fois un espace de représentation et de passage, il souffre parfois d’une appropriation excessive par des groupes privés, isolés, ou des usages surreprésentés (stationnements).

Il est parfois aménagé de manière superficielle, aseptisé ou autoritaire et anxiogène (vidéosurveillance), ou seulement délaissé, sans vocation définie.

Il s’agit d’aller vers une appropriation ou un ré enchantement, pour en faire un lieu d’échange, de rencontre permanente, un espace autogéré, où chacun se sens responsable de sa qualité, des bons usages, de son équilibre.

Des évènements se multiplient pour signaler ses limites, ses excès et démontrer une nécessaire appropriation publique, et collective.

L’enjeu est de donner une vocation, susciter une appropriation collective, conviviale et utile, Par

– des aménagements ouverts à des usages multiples et d’intérêt collectif,

– des espaces de rencontre, d’échange et de diversité,

– une continuité des cheminements sans ruptures, sans clôtures, sans artifices,

– des lieux où la nature reprend place, dans le moindre interstice;

^  Parking Insa de Strasbourg, réinvesti par le collectif Etc., le 11 octobre.

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Les surfaces urbanisées recouvrent 8% du territoire national. 54 000 ha de terres agricoles disparaissent, chaque année, en France. Ces terres sont remplacées, à 50%, par des maisons individuelles et, à près de 20%, par le développement du réseau routier. Sur 198 000 maisons construites en 2003, plus de 152 000 l’ont été en secteur diffus. la progression des surfaces artificialisées est 4 fois plus rapide que la croissance démographique. (image : Lotissement à Villepreux – proche du plateau de Saclay – vue google earth) Read More

↑http://ecocitybuilders.org/projects/past/depaving/

Parking, voies autoroutières, omniprésents en ville sont voués à la disparition, des mouvements se mettent en place pour leur reconquête, au profit de l’écosystème, d’espaces de cultures, de loisirs. Bientôt à Paris?

↑http://didattica.reseau2000.net/ : Le Jardin des fissures à Aubervilliers : un processus de débétonnage artistique à Aubervilliers, en lien avec les habitants du quartier.

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