Projet polymorphe pour une ville comestible et résiliente

Le Jardin Mobile est un projet polymorphe qui consiste à développer des modules végétalisés, multifonctionnels. Une manière de requestionner l’espace urbain grâce à un projet simple et souple, facilement appropriable par les habitants. Ces modules portent un concentré de services [éco]systémiques, tournés les citadins : production de nourriture, revalorisation de l’espace public, lutte contre les ilots de chaleur  urbains, biodiversité, lien social etc.

L’installation qui vise à donner une nouvelle dimension à l’espace public, à créer un espace porteur de sens, de rencontres et d’inattendu. L’espace urbain devient ici un bien commun qui bénéficie tant au végétal qu’aux citadins.

Un projet participatif

Le processus de construction compte au moins autant que le résultat. Conçu par ses potentiels usagers eux mêmes, par les habitants, à partir des matériaux du quotidien, cette installation vise à démontrer qu’avec peu de choses il est possible de donner une nouvelle dimension à l’espace urbain : une dimension humaine et comestible.

Ils s’agit à travers ce projet de développer un processus alternatif de production d’espace public, permettant de préfigurer et expérimenter, par des ajustements permanents et au préalable de la mise en œuvre d’espaces urbains définitifs.

Processus

Un espace modulaire intégré

Ces modules, sont conçus à partir des ressources de la ville, des matériaux locaux, parfois considérés comme des déchets : la palette, rehaussée par des éléments en bois, suffisamment pérennes pour résister aux aléas de la vie urbaine. Le compost compose une partie du substrat.

Ce sont des condensés d’écosystèmes sur 80x120cm, adaptés à leur contenu : arbres fruitiers, fruitiers palissés, porte-greffes, arbustes, plantes grimpantes, ou seulement comestibles ou aromatiques.

Plus que des jardinières, ce sont des modules multifonctionnels, supports tant pour le végétal que pour les humains, grâce à la mise en place d’assises et d’espaces de rangement pour accueillir différents outils du quotidiens. Ce sont aussi des supports pédagogique d’information. Parmi les modules envisagés :serre, fruitiers, potagers, pépinières, mobiliers urbains intégrés, modules pédagogiques, sur la vie du sol, les plantes sauvages comestibles, la biodiversité (hôtel à insecte), module aquaponique, cuisine mobile, exposition etc.

Leur agencement vise à favoriser la création d’un espace convivial, un  lieu de rencontre, de découverte et de concertation sur le devenir du quartier.

schéma ecopad style

↑Schéma de principe pour un circuit [hyper] court dédié à un échantillon d’espace public

 

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http://villecomestible.org/category/jardin-mobile/

http://villecomestible.org/projet-vergers-urbains/le-jardin-mobile/

contact@villecomestible.org

Retour en image sur 3  journées d’étude ciblées sur quartier des Tartres Clos Saint-Lazare :

 

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« L’approche biorégionale (…) définit un nouveau pacte entre ville et campagne ; elle agit en terme de projet sur les valeurs multifonctionnelles des espaces ouverts, en particulier des espaces agroforestiers, leur restituant sous des formes nouvelles leurs fonctions écologiques et historiques de production de paysages, d’usage et d’hospitalité ; elle promeut de nouvelles filières pour le bouclage local des cycles de l’alimentation, des cycles de l’eau, de l’énergie, des déchets. » Alberto Magnaghi

http://www.eterotopiafrance.com/catalogue/la-bioregion-urbaine

A la fin du mois, du 30 juin au 2 juillet, Paris accueillera les Ateliers d’été de l’agriculture urbaine et de la biodiversité. Ce rendez-vous s’inscrit de manière plus globale au cœur d’une semaine dédiée à l’agriculture en ville qui démarrera le vendredi 27 juin avec le diner locavore du 18ème au Petit Ney suivi les 28 et 29 juin des Estivales de la permaculture à Montreuil puis du 3 au 4 juillet, du Festival de l’agriculture urbaine à nouveau dans le 18ème.

Le nord de Paris et plus particulièrement le quartier de La Chapelle confirme que ce territoire devient, sous l’impulsion d’associations, de collectifs et de citoyens, un quartier agri urbain là où la minéralisation et l’absence de nature est encore la règle.

Le programme des Ateliers d’été de l’agriculture urbaine (à retrouver sur le site dédié : agricultureurbaine-idf.fr ) comprendra trois films, dont un webdocumentaire, présentés  en soirée : « Cultivons nos racines », « Des cultures et des villes  » et DIY Manifesto ». 

Trois documents pour découvrir les multiples facettes de l’agriculture urbaine, depuis les savoirs-faire de jardiniers amateurs en Ile-de-France en passant par l’incroyable vitalité de ce mouvement à Berlin, New-York ou Montréal et  une plongée dans Détroit, ville outragée par l’ultralibéralisme et qui aujourd’hui, expérimente de nouvelles mobilisations autour notamment de l’agriculture urbaine.

Quartiers en Transition propose ci-dessous les bandes-annonces ces trois films à découvrir en intégralité les 30 juin, 1er et 2 juillet.

Lundi 30 juin à 19h : projection du documentaire « Cultivons nos racines » (Natureparif-Narrative, 52min) suivi d’un débat et d’un apéritif dinatoire
« Cultivons nos racines » propose un panorama de la biodiversité cultivée et des techniques de jardinage en Île-de-France. En s’appuyant sur les portraits et les témoignages de jardiniers amateurs, il explore les huit départements franciliens à travers des jardins partagés, des terrains privatifs ou des friches urbaines.
Autant de lieux sur lesquels s’exprime le savoir faire des acteurs de ce documentaire le tout sous l’oeil de jardiniers plus expérimentés, à l’image de Claude Bourguignon, ingénieur agronome et de sa femme Lydia, tout deux fondateurs du LAMS (Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols)

Mardi 1er juillet à 19h : projection du documentaire « Des Cultures et des Villes »réalisé par Jean-Hugues Berrou suivi d’un débat et d’un apéritif dinatoire
«Qu’est ce que cette agriculture urbaine ? Une mode ? Un peu de vert pour articles de magazines ? Est-ce une utopie qui revient nous hanter à espace régulier, ou une expérience pleine d’avenir ? Comment de grandes métropoles comme Paris, New York, Berlin ou Montréal s’accommodent-elles de la pollution, du manque d’espace et de terre cultivables ?
Avec “Des Cultures et des Villes”, on suivra plusieurs expériences concrètes. Depuis les adeptes du pâturage des moutons en ville jusqu’aux projets futuristes de fermes verticales, on verra que cette agriculture urbaine accueille toutes les diversités – et des visions parfois difficiles à concilier.

Mercredi 2 juillet à 19h : projection du web-documentaire « DIY Manifesto » réalisé par Hélène Bienvenue et Nora Mandray, (52min) suivi d’un débat et d’une disco soupe
Entre Détroit et l’Europe, « DIY Manifesto » explore le mouvement du Do It Yourself (“Fais-le toi même“) comme une nouvelle manière collaborative de vivre en société et de penser la communauté. La ville de Détroit qui sert de cadre à ce web-documentaire  a entamé une révolution radicale menée par l’esprit Do It Yourself , réinventant la société en général, à travers les transports, l’alimentation, la communication, le travail, la culture, le logement…

Sans titre

PORTRAIT. La ville comestible n’est plus une utopie. Avec son projet « Vergers urbains », un réseau de pionniers plante dans tout Paris et voit plus grand.

Source : http://gpmetropole.fr/blog/la-conquete-citoyenne-des-fruits/

Parvis hotel de ville

 

L’agriculture plante sa graine en ville. Loin des faramineux projets de grandes fermes urbaines, de serres géantes et totems post-modernes, l’initiative est avant tout citoyenne, relayée à petits pas par les pouvoirs publics. Les pionniers sont associatifs et oeuvrent à l’échelle locale. Il s’appellent Guerilla gardening, Toits vivants, Ville comestible… Le festival d’Agriculture Urbaine qui s’est tenu du 1er au 4 mai dans le cadre des Utopies concrètes est devenu leur vitrine emblématique. Il rebondira entre le 30 juin et le 2 juillet lors des Ateliers d’été de l’agriculture urbaine et de la biodiversité sous la Halle Pajol du 18ème arrondissement.

Micro-forêt comestible

À une centaine de mètres de là, le QG de Ville comestible et Toits vivants est empli de pots où germent des plantes, de sacs de terre et d’outils de jardinage. Sous leurs fenêtres, le petit verger urbain qu’ils ont créé fin mars, placette Pajol. « L’espace appartient au bailleur de l’immeuble, explique Sébastien Goelzer, coordinateur de Ville comestible. Les habitants voulaient en faire quelque chose, la Ville leur a conseillé de nous contacter alors que venions d’emménager ici. On a travaillé avec les associations du quartier, avec des jeunes des écoles en chantier éducatif et les habitants qui sont venus nous donner un coup de main. » Quelques mètres carrés suffisent parfois pour créer du lien social, du bien commun, des rencontres. C’est pas grand chose 9 m3 de terre, c’est pas grand chose quelques groseillers, des framboisiers, des fraisiers et des aromates, mais avec son projet « Vergers urbains », Ville comestible essaime.

Placette Pajol

Lancé il y a deux ans de manière informelle, le projet met en réseau paysagistes, urbanistes, jardiniers, artistes, animateurs sociaux, acteurs issus des villes en transition ou de la permaculture. Il prend la forme d’un puzzle, occupant les friches et les espaces minéralisés, dès que l’occasion se présente. Quelques jours avant la placette Pajol, « Vergers urbains » investissait le square Fleury dans le 20ème arrondissement et y plantait une dizaine d’arbres (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers…) et une quinzaine d’arbrisseaux (groseillers, caseillers) dans l’idée de constituer une petite forêt comestible. La veille, au 129 boulevard Ney, dans le 18ème arrondissement, sept arbres fruitiers étaient plantés par des enfants et leurs parents en pied d’immeuble. Plantations dans des jardins partagés, au mur à pêches de Montreuil, événement sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris avec la constitution d’une micro-forêt comestible en juin 2013, interventions pédagogiques dans les écoles, installation de bacs mobiles lors des Ateliers d’été de l’agriculture urbaine… « Vergers urbains » multiplie les interventions pour promouvoir la ville fruitière et garde « en pots » une dizaine de projets sur Paris et proche banlieue.

Square Fleury

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Séminaire « Quand les citoyens participent à la fabrique urbaine: l’exemple des espaces publics temporaires ».

Il y sera question – d’usages ou « appropriations » d’espaces (publics ou pas), de manière encadrée ou informelle, organisant alors des espaces ouverts temporaires devenant parfois des espaces pérennes de nature plus ou moins publics, ou au status indéfini.  – des aménagements temporaires issus de l’action publique impulsant des usages venant donner un sens au lieu qui seront parfois pérennisés ou stabilisés, ou deviendront des événements récurrents (type Paris Plage) – des usages/ « appropriations » d’espaces publics, temporaires, informelles, parfois subversives et revendicatives- ou de la restauration du caractère « commun » dans des espaces dits publicsunnamed

immo-04-plateau-mont-royal-coin-gilford-et-drolet-c100Si la neige tombe beaucoup plus rarement sur nos métropoles françaises qu’au Canada, c’est sans doute à cause du dérèglement climatique et/ou des îlots de chaleur urbains. …Et justement, certains citoyens nord américains militent indirectement contre ceux-ci, en prônant le désasphaltage des villes. Ils ont trouvé une méthode très simple : observer et photographier les zones enneigées.  Suite au passage des véhicules sur la neige, de nombreuses zones restent intactes. Autant de zones susceptibles d’être soustraites à la circulation automobile pour être végétalisées ou au moins laissées aux piétons. Ces observations servent alors d’argumentation implacable pour réduire l’emprise automobile, à transmettre aux urbanistes et élus de votre ville.

Quand la neige trahit les urbanistes

Un ouvrage qui interroge l’avenir du paysage à l’ère de l’après pétrole, sur la résilience du paysage, qu’il soit urbain ou rural. A travers la dimension paysagère, ce sont les enjeux culturels, les savoirs faire locaux, les pratiques agricoles, le rapport à la nature qui sont mis en perspective.

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http://www.coredem.info/article91.html

Vous pouvez télécharger le numéro en version pdf, ci-dessous :

PDF - 7 Mo

Les articles du numéro sont en ligne sur le site Citego, dédié à la question du territoire, de la gouvernance et des villes : http://www.citego.info/?-Paysages-d…

Si vous souhaitez commander un ou des exemplaires, vous pouvez contacter l’équipe d’animation de la Coredem : animation@coredem.info ou par téléphone au 01 44 64 74 16

Prix à l’unité : 13 euros (Frais de port inclus) 5 numéros = 47 euros (Frais de port inclus).

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